Invité d’un webinaire de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA), Josué Aruna s’est prononcé ce jeudi 17 août, sur la place de l’environnement dans les politiques de développement. D’après le directeur exécutif du Congo Basin Conservation Society CBCS, il faut intégrer l’agro écologie dans la politique locale et régionale.
A en croire le président de la société civile environnementale Sud Kivu lors de son intervention suivie par vert-togo.tg, un changement durable nécessite l’intégration de l’agroécologie dans les cadres politiques, suivant un processus ascendant.
« Nous devons nous tous entant que société civile adopté l’agro écologie mais surtout en lançant un appel pour qu’on se range derrière cette dynamique. »,détaille-t-il.
Le président de la société civile environnementale Sud Kivu pense que les états africains doivent intégrer l’agro écologie dans la politique locale et la politique régionale et changer le développement de la société en matière d’adaptation en produisant des avantages économiques et écologiques.
« L’établissement d’un dialogue avec les autorités locales et nationales sur les moyens de soutenir l’agroécologie comme instrument de lutte contre la faim, la pauvreté et la dégradation de l’environnement peut se révéler très efficace ; de même que la sensibilisation de la population aux lois en vigueur (à la fois favorables et hostiles à l’amplification de l’agroécologie) et aux moyens à mobiliser pour exiger la protection de leurs droits par le gouvernement. », a-t-il démontré.
L’art de sensibiliser
Selon lui, une sensibilisation efficace permettrait de mobiliser l’opinion publique en faveur de l’agroécologie.
« Les campagnes de sensibilisation sont généralement efficaces lorsqu’elles s’accompagnent d’une large collaboration entre les agriculteurs, les chercheurs et les organisations de la société civile, mais également de l’intégration des femmes et des populations autochtones. Les activités de sensibilisation doivent également s’appuyer sur la documentation relative aux pratiques agroécologiques réussies et être soutenues par une recherche rigoureuse. »
Le directeur exécutif du Congo Basin Conservation Society CBCS pense que les superficies consacrées à l’agriculture, à l’aquaculture, à la pêche et à la sylviculture doivent être gérées de manière durable.
« L’application de pratiques respectueuses de la biodiversité, telles que l’intensification durable, l’agroécologie et d’autres approches innovantes contribuent à la résilience et à l’efficacité et la productivité à long terme de ces systèmes de production et à la sécurité alimentaire. », a-t-il ajouté.
Dans les pays d’Afrique subsaharienne, le coût annuel de la désertification ou de la dégradation des terres est estimé à l’équivalent de leur croissance agricole (MAEE, 2012). Investir dans l’agroécologie dans le cadre du développement rural est l’une des seules options réalistes pour éviter une augmentation de la dégradation des terres, voire favoriser leur restauration au moins à court et moyen termes.





