Du jeudi 25 au samedi 27 septembre 2025, la ville de Koudougou au Burkina Faso accueille la 3ᵉ édition d’Africa Green Week (AGW), un rendez-vous continental désormais incontournable pour bâtir des alternatives durables avec et pour la jeunesse.
Placée sous le thème « Énergies renouvelables et autonomisation des jeunes : bâtir des alternatives durables », cette édition entend accélérer la transition énergétique africaine tout en donnant aux jeunes les moyens d’innover et d’agir.

Lancée en 2023, Africa Green Week s’est imposée comme une plateforme panafricaine d’échanges et de co-construction autour des solutions climatiques adaptées aux réalités locales.
Chaque année, elle réunit experts, entrepreneurs, étudiants, acteurs publics et privés, ONG et porteurs de projets pour réfléchir, innover et agir en faveur de l’écologie et du développement durable.
Le programme 2025 est riche : panels, conférences sur l’innovation énergétique et la justice climatique, ateliers pratiques de prototypage solaire, financement de projets verts ou storytelling, expositions, rencontres B2B, mais aussi des activités communautaires comme des campagnes de reboisement, des nettoyages et des visites de terrain.
Une innovation verte majeure
La grande nouveauté de cette année est l’organisation d’un bootcamp intensif qui réunira quarante jeunes sélectionnés sur candidature. Pendant 48 heures, ils participeront à un hackathon entrepreneurial intitulé « Crée ton business vert en 48h », où des binômes devront concevoir, rédiger et défendre leurs projets devant un jury.
L’équipe lauréate bénéficiera d’une enveloppe de 500 € pour affiner son concept et démarrer son initiative. Cet espace inédit vise à renforcer les compétences des jeunes leaders, à stimuler leur créativité et à démontrer que les solutions aux défis environnementaux peuvent naître localement.

Dans son discours d’ouverture, William Jérôme BATIONO, initiateur d’Africa Green Week, a souligné la portée symbolique et stratégique de cette édition : « C’est avec une profonde gratitude que je prends la parole aujourd’hui en tant qu’initiateur de Africa Green Week, à l’occasion de cette troisième édition qui se tient ici à Koudougou. Votre présence nombreuse témoigne de l’importance que vous accordez à cette initiative, qui est avant tout le fruit d’une passion collective, d’un engagement des jeunes, et du soutien fidèle de nos amis. »
Pour lui, le choix du Burkina Faso, malgré les défis liés à l’insécurité et à l’extrémisme violent, est hautement symbolique : « Ici, comme dans de nombreuses régions d’Afrique, les jeunes font face à des défis immenses : chômage, pauvreté, effets du changement climatique. Mais c’est également ici que naissent les idées, les initiatives et les projets qui portent l’espoir d’un avenir meilleur. »
Il a insisté sur l’importance de considérer l’énergie renouvelable non seulement comme un enjeu technique, mais comme une opportunité de transformation sociale et économique : « Chaque panneau solaire installé, chaque projet d’économie circulaire, chaque innovation portée par un jeune entrepreneur est une pierre ajoutée à l’édifice d’une Afrique verte, prospère et inclusive. »
Pour conclure , l’initiateur d’Africa Green Week a lancé un appel vibrant : « Soutenons nos jeunes, accompagnons leurs projets, ouvrons-leur des espaces d’opportunités. Car ce sont eux les véritables architectes du changement que nous appelons de nos vœux. »
Il a également remercié sa majesté Naaba Saaga pour son hospitalité, ainsi que toutes les équipes et partenaires qui œuvrent, souvent dans l’ombre, à la réussite de l’événement.
Avec cette troisième édition, Africa Green Week réaffirme sa mission : valoriser les initiatives locales et endogènes, offrir une plateforme d’échanges intergénérationnels et de réseautage panafricain, favoriser l’émergence de politiques publiques et d’investissements verts, donner de la visibilité aux startups et entreprises engagées dans la transition écologique.
En mettant la jeunesse au centre, Africa Green Week 2025 veut prouver que les solutions aux défis énergétiques et climatiques de l’Afrique existent, qu’elles sont locales, durables et porteuses d’avenir





