Le poste de péage d’Aképé a vibré au rythme de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, ce vendredi 6 mars 2025. Placée sous le thème « Droits, justice et action pour toutes les femmes et filles », cette commémoration par anticipation a réuni le personnel venu des différentes sections et postes de la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER). L’objectif est de célébrer la femme et réfléchir à sa place au sein de la SAFER et dans la société.
Représentant le Directeur Général de la SAFER, le Chef Service d’Audit, Tyr Tardji, a salué l’engagement et la contribution des femmes au développement de l’institution. « Votre expertise soutient notre mission, celle de mobiliser les ressources pour un Togo connecté et durable » a-t-il déclaré, avant d’inviter les femmes à continuer d’incarner des valeurs essentielles telles que l’amour, l’unité et l’intégrité.

Pour Sama Kondokissem Hodalo, Chargée des ressources humaines et point focal genre à la SAFER, cette rencontre se veut avant tout un cadre de sensibilisation et de prise de conscience. « Il s’agit d’ouvrir l’esprit des femmes de la SAFER afin qu’elles comprennent comment revendiquer leurs droits, mais aussi comment assumer pleinement leurs devoirs au sein de l’institution et dans la société », a-t-elle expliqué.
Selon elle, le thème retenu cette année revêt une importance particulière. « Le thème est assez pertinent. Droits, justice, actions sont des notions qui touchent directement la vie de la femme. Aujourd’hui, elles ont mieux compris ce qu’est l’équité et quelles actions elles doivent mener les unes envers les autres pour évoluer ensemble », a-t-elle ajouté.
La journée a été marquée par une session de communication et d’échanges entre les femmes, au cours de laquelle plusieurs sujets liés à l’égalité et aux responsabilités des femmes ont été abordés.
La présidente du panel, Amouzou Bergère Diane, a rappelé que la promotion des droits des femmes doit aller de pair avec la prise de conscience de leurs devoirs.
« Nous parlons souvent des droits de la femme, mais nous oublions parfois les devoirs qui les accompagnent. Beaucoup de nos sœurs négligent cet aspect. Nous avons donc insisté sur cet équilibre entre droits et responsabilités », a-t-elle indiqué.
Les discussions ont également permis d’aborder la question de la justice et de l’équité au sein même de la SAFER. Les participantes ont reconnu et salué les efforts consentis par les premiers responsables de l’institution pour garantir un traitement équitable entre hommes et femmes.
Toutefois, elles ont rappelé que le combat pour l’égalité ne doit pas se limiter au milieu professionnel. Pour elles, la transformation sociale doit également commencer au sein de la famille.
« Si nous voulons que la société parle davantage de la femme et respecte ses droits, cela doit commencer dans nos maisons. Après tout, c’est la femme qui donne la vie. Nous devons donc revoir l’éducation de nos enfants, surtout celle de nos garçons », a expliqué Amouzou Bergère Diane.
Elle a ainsi exhorté les femmes à inculquer très tôt à leurs fils les valeurs de respect et d’égalité. « Il faut leur apprendre comment parler à une femme, comment la respecter et aussi leur apprendre à participer à certaines tâches à la maison. C’est ainsi que nous pourrons bâtir progressivement une société plus juste et plus équilibrée », a-t-elle conclu.
À travers cette célébration, la SAFER, où près de 40 % du personnel est composé de femmes, entend ainsi renforcer la sensibilisation autour de l’égalité, de l’équité et de la responsabilité partagée dans la promotion des droits des femmes.





