Les activités du groupe technique climat-santé ont officiellement repris avec le premier bulletin mensuel de Janvier 2026. Initiée depuis mai 2025 par l’Agence Nationale de la Météorologie au Togo (ANAMET), cette initiative réunit différentes structures dont : le ministère de la Santé, les universitaires ainsi que plusieurs programmes nationaux tels que la GIZ, le HISP et l’OMS.
Ce bulletin présente la situation climatique et sanitaire du mois antérieur ; de plus il établit des corrélations entre les paramètres météorologiques et certains cas de maladies climato-sensibles.
Les éditions précédentes se concentraient sur les maladies telles que : le paludisme, les infections respiratoires aiguës et les maladies diarrhéiques. Cependant pour ce premier numéro de l’année 2026, en plus de ces maladies un accent particulier est mis sur l’installation des cas de méningite en cette période sèche, notamment dans le nord du pays.
Il faut préciser que la méningite constitue un risque sanitaire important. Même si le seuil d’alerte n’est pas encore atteint, des cas ont déjà été signalés en janvier 2026. L’objectif est d’informer précocement la population afin de favoriser la prévention et d’éviter une éventuelle flambée.
La dernière partie du bulletin est consacrée aux avis et conseils pratiques, traduisant les analyses scientifiques en recommandations accessibles aux communautés.
Une initiative née du Cadre national des services climatologiques
Selon les explications de Dr DARE, la motivation de ce bulletin remonte à l’adoption par l’ANAMET de son Cadre national des services climatologiques, il y a plusieurs années. « Dans ce cadre, cinq secteurs climatosensibles ont été identifiés », précise-t-elle. Il s’agit de l’agriculture, de la santé, de l’énergie, de l’hydrologie et de la gestion des risques de catastrophe. Ces secteurs sont dits climatosensibles parce que leurs activités dépendent fortement des variations du climat.
C’est ainsi que des groupes thématiques ont été créés : climat-agriculture, climat-santé, climat-hydrologie, climat-énergie et climat-risques de catastrophe. Chaque groupe applique le même principe d’analyse en fonction de son domaine spécifique.
« Au niveau du climat-santé, nous faisons la corrélation entre paramètres climatiques et cas de maladies. Au niveau des risques de catastrophe, il s’agit d’analyser les impacts potentiels des phénomènes météorologiques », explique Dr DARE.
À ce jour, trois groupes sont déjà fonctionnels : climat-agriculture, qui est à sa troisième année ; climat-santé, dans sa deuxième année ; et climat-risques de catastrophe, lancé en ce début d’année. Les deux autres groupes devraient entrer en phase d’implémentation d’ici la fin de l’année.
À travers cette approche sectorielle, l’ANAMET renforce l’intégration du climat dans les politiques publiques, avec pour objectif d’améliorer la prévention, la résilience et la prise de décision.





