Dans les villages d’Agombio Mono, Agombio Centre (commune Sotouboua 3) et Mono (Tchamba 2), les populations ont été appelées à adopter massivement les foyers améliorés et à renforcer la mise en terre d’arbres, à l’occasion d’une séance de sensibilisation organisée le jeudi 27 mars par la coordination de l’Agence d’appui aux initiatives de base (AGAIB) Centrale.
L’initiative, née d’un appel conjoint du chef du village de Mono et du responsable local du Centre de développement des enfants et jeunes (CDEJ) de l’église Baptiste, a permis de mettre en lumière les enjeux écologiques pressants que pose l’utilisation massive du bois énergie dans les ménages togolais.
Présente sur le terrain avec des membres de son conseil d’administration et des agents des Eaux et Forêts, l’AGAIB Centrale a mis en avant les foyers améliorés comme solution à fort impact pour lutter contre la déforestation, réduire les émissions de gaz à effet de serre et protéger la santé des utilisateurs.
Selon son coordonnateur, Kamang Piabalo, ces foyers modernes et efficaces sont proposés à moitié prix (2 500 F CFA au lieu de 5 000), grâce à une subvention étatique et au soutien du partenaire Africa 4Climate. Le foyer à bois, quant à lui, est fourni gratuitement, à condition que les bénéficiaires mobilisent localement l’argile, la fabrication étant assurée par des potiers rémunérés par la coordination.
Une équipe technique est restée trois jours sur place pour former une vingtaine d’artisans locaux à la construction de ces équipements, dans une logique de démultiplication communautaire. « L’objectif est d’avoir dans chaque village des potiers capables de construire de maison en maison, pour remplacer progressivement les foyers traditionnels à trois pierres, responsables d’une forte pression sur les ressources forestières », a expliqué M. Kamang.
Cette approche vise à réduire significativement la consommation de bois et de charbon dans les ménages, qui repose encore à 82 % sur des méthodes de cuisson rudimentaires. M. Adamah Kankoué, directeur régional de l’éducation et membre du conseil d’administration d’AGAIB, a également insisté sur la nécessité de préserver les forêts, de planter des arbres et de promouvoir la scolarisation des jeunes filles comme piliers d’une résilience locale face aux effets du changement climatique.





