De l’eau pour le maraîchage

Face aux effets du changement climatique, notamment la sécheresse et les températures élevées, l’irrigation devient un facteur clé pour assurer la productivité des cultures maraîchères. Mayaba Tawelsi, expert en biotechnologie végétale et amélioration des plantes à l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA), souligne l’importance de la gestion de l’eau pour garantir des rendements agricoles optimaux.
Les cultures maraîchères, par leur nature, sont très sensibles à la sécheresse et nécessitent un approvisionnement constant en eau. Selon Mayaba Tawelsi, sans un système d’irrigation adapté, il devient difficile pour les producteurs d’obtenir de bons résultats.
« Pour réussir ces cultures, il faut une maîtrise de l’eau, et cela nécessite des moyens d’irrigation appropriés. La motopompe, par exemple, permet de puiser l’eau et de l’acheminer jusqu’à une parcelle, ce qui est particulièrement utile dans des zones marécageuses ou inondables. Pendant les fortes pluies, ces zones sont naturellement irriguées, mais une fois l’eau retirée, les producteurs doivent continuer à arroser leurs cultures, d’autant plus que le soleil est intense », explique l’expert.
L’importance des systèmes d’irrigation adaptés
L’irrigation joue un rôle fondamental dans la croissance des plantes, car elle permet de répondre aux besoins spécifiques en eau de chaque culture. Tawelsi insiste sur le fait que différentes méthodes d’irrigation existent et doivent être choisies en fonction du terrain et du type de culture.
« Les plantes ont des besoins spécifiques en eau, et ces apports ne peuvent se faire que par l’irrigation. Utiliser une motopompe et un système d’irrigation, qu’il s’agisse de bandes perforées ou de tourniquets, est donc essentiel, car le goutte-à-goutte serait difficile à appliquer dans ces conditions. Que ce soit avec une motopompe ou un surpresseur, ces outils sont indispensables pour les producteurs de cultures maraîchères », explique-t-il.
Les périodes de forte chaleur exposent les plantes au stress hydrique, ce qui peut compromettre la production. Sans un apport en eau régulier, les feuilles se flétrissent, la croissance ralentit et les rendements diminuent drastiquement.
« Pendant les périodes de forte chaleur, les plantes montrent rapidement des signes de stress hydrique si elles ne sont pas suffisamment arrosées. Quelle que soit la méthode, gravitaire ou à l’aide d’une motopompe, l’essentiel est d’apporter l’eau nécessaire pour assurer les processus physiologiques de la plante », affirme Mayaba Tawelsi.
Ainsi, face aux défis climatiques actuels, l’amélioration des techniques d’irrigation constitue une priorité pour les producteurs maraîchers. L’accès à des équipements adaptés et à des sources d’eau fiables est un levier essentiel pour assurer la sécurité alimentaire et la durabilité de l’agriculture au Togo.
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