Dans le cadre du deuxième atelier régional de formation avancée aux outils LSIPT et GLEAM-i, organisé par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Lomé, des représentants de neuf pays de la sous-région se sont réunis ce lundi pour renforcer leurs compétences dans l’analyse du secteur de l’élevage et la formulation de plans d’investissement. Cet atelier s’inscrit dans la deuxième phase du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), visant à accroître la résilience des pasteurs et des agropasteurs dans la région du Sahel.
Au cours de son discours d’ouverture, M.Mphumuzi Sukati, Représentant par intérim de la FAO au Togo a souligné l’importance de renforcer les capacités des acteurs dans la région pour mener des analyses approfondies du secteur de l’élevage et formuler des plans d’investissement à long terme.
Pour M. Ibrahim Wora Salami, coordonnateur du projet d’assistance technique de la FAO auprès du CILSS, cet atelier vise principalement à former les participants à l’analyse financière des systèmes d’élevage et à la construction de scénarios pour évaluer leur rentabilité et leur contribution au revenu des ménages. Il a souligné l’importance de ces outils pour évaluer la production des Gaz à Effet de Serre (GES) de l’élevage des ruminants, et ainsi comprendre et remédier à leur impact sur l’environnement.

« Cet atelier vise de façon générale au renforcement des capacités des cadres de la région à l’utilisation justement de ces deux outils développés par la FAO en collaboration avec ses partenaires qui sont le CIRAD et l’ILRI. Les outils dont nous parlons, il y en a deux. Le premier ; c’est LSIPT (Livestock Sector Investment and Policy Toolkit). C’est un outil pour l’évaluation et l’élaboration de projets dans le secteur de l’élevage. Le deuxième outil, c’est le GLEAM-i. C’est le modèle interactif d’évaluation environnementale de l’élevage. Vous savez l’élevage, surtout des ruminants, est accusé de contribuer à la production de gaz à effet de serre. », affirme-t-il.

Il ajoute : « Et donc ces outils permettent d’évaluer comment l’élevage des ruminants contribue à la production des gaz à effet de serre, des gaz qui sont nuisibles à l’environnement. Et l’outil permet de savoir les moyens de remédier et de pallier à cette contribution à l’élévation des gaz à effet de serre. »
Notons que cet atelier s’inscrit dans un contexte où les pays africains et les entités régionales de la FAO se sont récemment réunis pour la 33ème Conférence régionale africaine, orientant ainsi les actions futures de la FAO pour la période 2022-2031. Les attentes sont élevées quant aux résultats de cette session de formation, qui vise à contribuer à une meilleure production, nutrition, environnement et qualité de vie pour tous.





