COP28 : Le texte de mise en œuvre du Fonds sur les pertes et dommages adopté ce jeudi

Le fonds spécifique dédié aux pertes et dommages pour les pays les plus pauvres qui subissent de plein fouet les conséquences des changements climatiques alors qu’ils sont très peu émetteurs de Gaz à Effet de Serre (GES) devient opérationnel.

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C’est la première bonne nouvelle de la COP 28 : le texte de mise en œuvre du Fonds sur les pertes et dommages a été adopté ce jeudi, sous les applaudissements.

Le principe de ce fonds, qui aidera à dédommager les pays vulnérables durement touchés par les événements climatiques extrêmes, avait été annoncé lors de la COP 27, mais de nombreux blocages sur ses paramètres sa forme, gestionnaires, contributeurs perduraient.

 Cinq ateliers du comité de transition mis en place à Sharm El Sheikh ont été sans succès. Heureusement les compromis acceptés lors des négociations avant cette COP ont décrispé la situation et permis cette avancée.

Selon le texte adopté, le fonds doit être accueilli provisoirement, pour quatre ans, au sein de la Banque mondiale. Les pays en développement s’opposaient initialement avec force à cette option, reprochant à l’institution d’être aux mains des Occidentaux et inadaptée à leurs besoins.

De leur côté, les pays développés, États-Unis en tête, ont refusé que leurs contributions soient obligatoires plutôt que volontaires et réclament un élargissement de la base des donateurs aux riches pays émergents, comme l’Arabie saoudite ou la Chine.

L’acteur de la société civile, Sena Alouka indique que les Emirats Unis ont déjà mis la main à la poche. « Le fonds démarre avec 260 millions de dollars de promesses de dons, dont 100 millions de dollars chacun des Émirats arabes unis et de l’Allemagne, 50 millions de dollars du Royaume-Uni et 10 millions de dollars du Japon. C’est petit mais c’est quelque chose. On a demandé 100 milliards, ils donnent moins de 500 millions. »

Il faut noter que la mise en place d’un financement des pertes et préjudices était demandée depuis des années par les pays du Sud mais les pays riches ont toujours renâclé, de peur notamment qu’une reconnaissance des dégâts climatiques n’entraîne des actions en justice pour réparation.

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