Malgré les efforts du gouvernement à travers son plan de gestion de la transhumance, des difficultés existent toujours. Des initiatives de concertation locale entre acteurs se multiplient dans le pays et des programmes se mettent en place pour contribuer à une transhumance apaisée au Togo et dans la sous-région.
En vue de permettre une analyse collective des problèmes qui sont récurrents et explorer des solutions selon les contextes, le Réseau des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) à travers la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de producteurs agricoles (CTOP) a convenu avec les autres membres des consortiums dans le cadre des projets « Projet régional de dialogue pour la transhumance apaisée en Afrique de l’Ouest (PRODIATA), « Mobilité transfrontalière pastorale apaisée et stabilité sociale au Sahel » (MOPSS) et Programme conjoint Sahel (SD3C) de mener des actions de diffusion des textes règlementaires à travers un dialogue multi acteurs à Mango.
Ouvert vendredi 24 mars à l’intention des agriculteurs et des éleveurs dans la région des Savanes, ce dialogue multi acteurs aura permis d’informer sur les projets et programmes majeurs au niveau national et régional, les initiatives de la PFN (programmes forestiers nationaux) et du Réseau des Organisations Paysannes et de Producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) en matière d’élevage (actions, cadres élevage, alliance régionale sur le lait …) et le bilan de la transhumance.
Togo : Face aux effets néfastes de la transhumance, un acteur du monde rural, propose
En d’autres termes, il s’agira de partager les textes et outils de prévention et de gestion des conflits et ensuite formuler des propositions et recommandations à l’endroit des différentes parties prenantes (autorités communales et nationales, institutions régionales, OP/OSC, ONGs), pour une meilleure prévention des conflits et pour rétablir la paix entre les acteurs dans les localités à conflits.

Les participants composés des maires de Kpendjal 1, d’Oti Sud 1 et d’Oti 1 ont suivi différents panels sur, entres autres le bilan de la campagne, les foyers de conflits dans les communes d’intervention de MOPSS et les textes de prévention et de gestion des conflits.
« La présente rencontre qui nous réunit pour deux jours, a pour objectif global de contribuer à renforcer le niveau d’information et de sensibiliser les agriculteurs et éleveurs (y compris les femmes et les jeunes) au niveau des zones de départ, de transit et d’accueil des troupeaux transhumants, sur les textes règlementant la transhumance afin de garantir une transhumance apaisée dans l’espace CEDEAO. », a confié le SG du CTOP Alidou Alassani.
Aussi a-t-il ajouté « Il s’agit de contribuer à la réduction des conflits en permettant à l’ensemble des parties prenantes de l’utilisation des ressources naturelles, de discuter des sources de conflits, d’analyser les textes règlementaires et explorer ensemble des solutions. »
Le Togo, à l’instar des autres pays côtiers de l’Afrique de l’ouest constituent un pays d’accueil pour les transhumants qui viennent souvent des pays du sahel à la recherche des ressources naturelles. L’arrivée de ces transhumants constitue une source d’instabilité liée aux conflits entre agriculteurs et éleveurs et les dégâts causés par certains, entraînent des conflits avec parfois, mort d’hommes.





