Les Togolais ont observé le 1er juin dernier, la 44e journée nationale de l’arbre. L’événement qui a mobilisé toutes les couches socioprofessionnelles a donné lieu à la mise en terre de plants toutes essences confondues dans les différentes régions.
La mobilisation des Togolais cette année a fait réagir plusieurs experts de l’environnement comme le coordonnateur du Programme d’Appui à la Lutte Contre le changement climatique (PALCC) au Togo, Dr Bereremna AFELU. Ce dernier a indiqué à Vert-Togo que le Togolais a cette culture de planter un arbre.
« Aujourd’hui quand vous sillonnez l’Afrique de l’ouest et que vous arrivez au Togo vous vous rendrez compte que le togolais c’est planté un arbre et ceci est dû à la journée de l’arbre instaurée par le feu président Gnassingbé Eyadéma qui est rentré dans les habitudes des togolais. Et à partir du moment où on réconcilie les objectifs de la gestion de l’environnement avec les réalités socioculturelles ça ne peut que réussir. Et aujourd’hui, les résultats sont palpables. »
« Avec l’innovation qui a été introduite depuis 2015, c’est qu’on intègre à cette activité de reboisement, la nécessité de les entretenir (…). Avant, on plantait et on était fier de dire qu’on a planté un nombre d’arbres. Aujourd’hui, on réfléchit en termes de nombre d’arbres, en termes de superficie reboisées ainsi qu’en termes de superficie protégées contre la dégradation. Avant de planter, il faut donc planifier cette activité. Cela peut permettre de limiter considérablement les facteurs de destruction des plants qui sont mis en terre. », explique-t-il.
Placée cette année sous le thème « Les forêts et la biodiversité », cette tradition vieille de 44 ans a été respectée dans les cinq régions du pays. Dans la préfecture de Zio, la journée a été marquée à Tsévié par la mise en terre de près de deux cents plants de Senna Seamea sur le site de la « Maison des jeunes et de la femme » en chantier.
La journée de l’arbre a été également observée dans les Lacs. Là, le choix a été porté sur les localités de Kpémé et Hahotoé où environ 1000 plants dont 300 cocotiers, 200 filaos et 100 veuves-pleureuses ainsi que plusieurs autres essences forestières ont été plantées.
Edem Kolani





