Mettant en exergue l’engagement du Togo vis-à-vis de l’initiative AFR100 [1] qui oblige le Togo à reboiser 1.400.000 hectares au plus tard en 2030. Le Prof David Oladokoun, le ministre en charge de l’Environnement a rappelé les raisons interdisant l’exportation du faux teck en application de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (convention CITES). Lit-on dans le bihebdomadaire togolais l’Union.
Avec la CITES, les peuples et les États sont et devraient être les meilleurs protecteurs de leur faune et de leur flore sauvages ; et le commerce des spécimens de ces espèces doit être soumis à une réglementation particulièrement stricte afin de ne pas mettre davantage leur survie en danger, et ne doit être autorisé que dans des conditions exceptionnelles.
LIRE AUSSI: 500.000 plants produits par l’ODEF sur 04ans [2]
Selon le ministre Oladokoun, la gestion des aires protégées sera désormais participative. Et ceci passe par les plans d’aménagement, avec des comités de gestion à l’instar de ce qui se fait à Missahoé dans le Kloto et à Alibi dans Tchamba.
Dans la foulée, les acteurs prennent ou renouvellent leur engagement à reboiser et à aider à atteindre le pari d’augmenter la couverture forestière.
Et pour déjà motiver et encourager, surtout les maires et les populations locales en ce début de la décentralisation au Togo, M. Oladokoun a dévoilé son plan : primer les communes les plus vertes chaque année.
LIRE AUSSI: Togo/ Filière Bois : Le Ministre en charge de l’Environnement rencontre les acteurs et opérateurs à Kara [3]
A rappeler que, au lancement de la campagne nationale de reboisement 2019, le gouvernement annonçait, pour la distribution, une disponibilité globale de 4.616.384 plants (toutes essences confondues) dont 3.324.123 produits par les privés pour la vente, 1.164.261 par l’Office de développement et d’exploitation des forêts (ODEF) pour son propre reboisement, 120.000 par les directions régionales du ministère et 8.000 par le Centre semencier de Davié.
Pour rappel, en 2016, la couverture forestière n’était que de 24,24%, loin derrière la moyenne ouest africaine qui tourne autour de 30%. Du coup, les autorités sonnent la mobilisation avec l’objectif de porter la couverture forestière à 30% à l’horizon 2030.
LIRE AUSSI: Togo : Le Ministre de l’Environnement échange avec les acteurs de la centrale sur la gestion durable des ressources naturelles [4]

