Le Togo ambitionne de porter la couverture forestière nationale à 25% d’ici 2025, une extension nette d’environ 50.000 hectares au cours de cette période. Cependant cette vision ne peut être réalisée si un certain nombre d’outils à portée nationale, régionale et internationales n’est pas mise en œuvre.
C’est ce qui a motivé la tenue d’une rencontre ce mercredi à Lomé dans le but de valider la politique forestière qui retrace tous ces différents engagements pour une meilleure coordination de l’action gouvernementale dans le secteur forestier. Cette politique se décline avec la vision selon laquelle à l’horizon 2030, la couverture forestière du Togo est de 26% et toutes les parties prenantes s’organisent et œuvrent ensemble pour la protection, la conservation et la valorisation des ressources forestières pour un développement durable.
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Selon Kokouvi Akpamou Directeur des études et de la planification du ministère de l’environnement et des ressources forestières, cette nouvelle politique est constituée de diverses composantes dont 4 axes stratégiques et 12 effets retenus par l’ensemble des acteurs régionaux.
« On cite l’amélioration de la gouvernance forestière ; le renforcement des capacités et la recherche forestière ; la production soutenue des ressources forestières et le dernier axe qui qui constitue la mobilisation des acteurs et la restauration des ressources forestières. », a-t-il expliqué.
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Aussi indique-t-il « pour atteindre les 25% de couverture forestière d’ici 2025, il faut qu’un travail se fasse à la base. C’est le pourquoi après la validation du document nous pourrons déjà au premier trimestre de 2022 soumettre ce document pour son adoption en conseil des ministres. Et ensuite aller à la mobilisation des partenaires techniques et financiers pour mettre en œuvre l’essentiel du contenu. Il faudra travailler également sur la gouvernance forestière , travailler sur l’ensemble des acteurs tout autour de cette politique, travailler sur la mobilisation des terres et ensuite s’assurer de la mobilisation du financement pour la restauration forestière. »
Pour la Directrice des Ressources forestières Mme ATUTONU Amah représentant le ministre de l’environnement et des ressources forestières du Togo , l’adoption d’une politique forestière constitue un signal fort à l’endroit de la communauté internationale dont les interventions futures devront s’intégrer dans les priorités nationales définies dans la politique forestière.
« Cette politique vise fondamentalement l’amélioration de la productivité forestière, la conservation de la biodiversité en vue d’accroitre la capacité de séquestration de carbone et la mise en exergue de la contribution de la foret à l’économie nationale et au bien-être des populations. », a-t-elle affirmé.
Notons que si le Togo veut atteindre une couverture forestière de 26% en 2030, il devra investir 156 milliards de Fcfa.
La rédaction

