S’adressant au peuple togolais à la veille de la journée nationale de l’arbre au Togo, le Ministre de l’Environnement, du développement durable et de la protection de la nature, le Prof David Oladokoun a indiqué qu’il est important d’éduquer les habitants des centres urbains à l’écocitoyenneté, en particulier les jeunes, sur une nécessaire harmonie entre l’Homme et son environnement, ainsi que entre l’Homme et la nature.
Selon l’acteur vert du gouvernement, des études révèlent qu’aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale vit dans des villes, avec un mode de vie pas toujours éco-citoyen, les déconnectant de la nature.
LIRE AUSSI: Une alimentation eco responsable pour protéger l’environnement [1]
« Vous comprenez aisément la logique de l’option du gouvernement à faire des villes, des villes vertes, des villes boisées, des villes où la quantité et la dimension des arbres qui s’y trouvent feraient parler de forêts urbaines. Pour y parvenir, en même temps que nous préservons tout arbre non gênant aux abords des artères, sur nos lieux de travail et dans la cour de nos maisons, il faut nous en planter. Et le 1er Juin est une excellente opportunité. Depuis l’instauration de la Journée Nationale de l’Arbre, nous avons évidemment fait du chemin et l’engouement ininterrompu des concitoyens à l’initiative en est un indicateur. » a-t-il lancé.
Arborant sur le fait que les forêts jouent un rôle extrêmement important dans le développement socio-économique, le Prof David Oladokoun a signalé que les produits forestiers tels que : le bois d’œuvre, le bois de chauffe, le charbon de bois, les cure-dents et même les produits forestiers non-ligneux entrent, pour une part importante, dans la vie quotidienne des populations, aussi bien rurales qu’urbaines.
De fait, des statistiques nationales indiquent que le secteur forestier a généré en 2006 une valeur ajoutée de 16,5 milliards de FCFA, soit 1,68% du PIB.
LIRE AUSSI: Togo : l’Université de Lomé mise sur les villes vertes comestibles [2]
La contribution du secteur forestier, à l’économie nationale est à l’en croire souvent mal calculée car le système actuel de comptabilité nationale ne prend pas en compte les services non-marchands et éco systémiques du secteur forestier. La prise en compte de ces paramètres dans les études thématiques réalisées dans le cadre du Programme National de Reboisement, montre que la forêt aurait contribué à 18,32 % au PIB en 2015.
Et de mettre en exergue le rôle primordiale que joue les textes au sein de la gestion des forêts .
« Le bois d’œuvre, le bois de chauffe, le charbon de bois, les cure-dents, et même les produits forestiers non-ligneux entrent, pour une part importante, dans la vie quotidienne des populations, aussi bien rurales qu’urbaines. les inondations, les sécheresses, les vents violents et d’autre part, contre les éboulements, la dégradation des terres, et j’en passe. C’est pourquoi les orientations stratégiques définies par notre pays dans les documents de planification et de politique sectorielle prennent désormais en compte ce rôle des forêts. »
Il est à noter que c’est soucieux de préserver les ressources forestières et de lutter contre l’avancée du désert, que le président feu Gnassingbé Eyadema a instauré, depuis 1977, le 1er juin comme journée nationale de l’arbre.

