Fin de la COP30 : le Togo salue les efforts mais attend des mesures plus fortes

Après une nuit marathon de négociations, la COP30 de Belém s’est conclue ce samedi 22 novembre 2025 sur un compromis centré principalement sur l’adaptation. Les pays sont convenus de tripler les financements dédiés à la résilience climatique d’ici 2035, afin de soutenir les États les plus vulnérables.

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Cependant, aucune avancée décisive n’a été obtenue sur la sortie progressive des énergies fossiles ni sur l’arrêt de la déforestation, deux points pourtant au cœur des attentes d’une majorité de pays en développement et de la société civile.

Pour M. Azankpo Komlan, point focal Climat du Togo, le bilan reste néanmoins positif : « Sur le plan des négociations, le Brésil a fait un grand effort pour que ces négociations soient une réussite. On ne peut pas tout avoir dans un processus de négociations. »

Il souligne par ailleurs que les dossiers restés sans consensus ne sont pas enterrés : « Les points qui n’ont pas abouti à des consensus seront abordés dans les sessions de négociations prochaines en juin 2026 pour faciliter l’avancée des négociations de la COP31. »

 Face au blocage sur les fossiles, la présidence brésilienne a proposé un détour politique : la mise en place d’initiatives volontaires, hors cadre strict des Nations unies, visant à élaborer des feuilles de route sectorielles pour la transition énergétique et la protection des forêts.

Une manière de maintenir la dynamique sans braquer les pays producteurs de pétrole et de gaz.

Le texte final reconnaît également la nécessité d’une transition juste et introduit pour la première fois le commerce comme angle de négociation climatique, un enjeu stratégique pour les économies africaines et émergentes.

Mais de nombreuses interrogations demeurent : comment financer-a-t-on réellement l’adaptation à grande échelle ? Quels indicateurs de résilience utiliser pour évaluer les progrès ? Et surtout, comment tenir l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5°C sans engager clairement le monde dans la fin des combustibles fossiles ?

A cette question, Simon Stiell, Secrétaire exécutif de l’ONU pour le climat a tenté de répondre :  « Nombre de pays souhaitaient aller plus vite sur les combustibles fossiles, sur le financement et sur la réponse aux catastrophes climatiques qui s’intensifient. Je comprends cette frustration, et je la partage souvent. Mais n’ignorons pas les progrès accomplis par cette COP »

« Avec ou sans instruments de navigation, notre direction est claire : la transition des énergies fossiles vers les renouvelables et la résilience est irréversible », a-t-il souligné.

En définitive, la COP30 marque une étape importante mais insuffisante. Des avancées, des frustrations, et l’impression persistante que le temps politique reste encore loin du temps climatique.

Le rendez-vous de 2026 sera déterminant pour transformer ces compromis fragiles en véritables obligations d’action.

Par Hector NAMMANGUE depuis Belém (Brésil) pour Vert-Togo

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