Dans le cadre de la lutte contre les zoonoses et de la protection des écosystèmes, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a organisé, ce mercredi 26 février 2025, une cérémonie officielle de remise d’équipements stratégiques à Lomé. Cet appui bénéficie aux ministères des Ressources halieutiques, animales et de la réglementation de la transhumance ainsi qu’à celui de l’Environnement et des Ressources forestières.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui au Renforcement de la Préparation et de la Réponse aux Urgences Sanitaires au Togo (PREPRUS-Togo), financé par le Pandemic Fund. Elle reflète l’approche « Une seule santé« , qui met en relation la santé humaine, animale et environnementale.
Une préparation renforcée face aux risques sanitaires
Le projet PREPRUS-Togo vise à renforcer les capacités nationales de prévention et de réponse aux urgences sanitaires, notamment celles liées aux zoonoses, ces maladies transmissibles des animaux aux humains. Il met également l’accent sur la protection des écosystèmes, dont la préservation est essentielle pour limiter l’émergence de nouvelles épidémies.

Dr Oyétoundé DJIWA, Chargé du bureau de la FAO au Togo, a rappelé l’importance de cette démarche : « Les épidémies que le monde a connu, comme Ebola ou Fièvre Lassa, sont issues des zoonoses, c’est-à-dire des maladies transmises des animaux domestiques ou sauvages aux humains. Notre objectif est d’aider le Togo à mieux se préparer face à ces genres de menaces. C’est pourquoi la FAO met un accent particulier sur la santé animale et la préservation des écosystèmes qui sont les domaine où elle présent un avantage comparatif certain. »
Une meilleure coordination entre services
Le projet prône une collaboration renforcée entre les services vétérinaires et ceux de la protection de l’environnement, afin d’optimiser l’anticipation et la gestion des risques sanitaires.
Dr DJIWA a illustré cet enjeu en expliquant que « les agents forestiers, lorsqu’ils circulent dans les parcs, doivent pouvoir signaler aux services vétérinaires tous les cas de suspicion de maladie de la faune ou toute anomalie observée, comme de fortes mortalités suspectes parmi les animaux sauvages. Ces alertes précoces permettent de prévenir la transmission aux animaux domestiques, voire aux humains. » C’est pourquoi l’étape suivante du projet serra de former les agents forestiers à la reconnaissance des maladies pouvant affecter la faune sauvage.
Des équipements stratégiques pour renforcer les capacités
Afin de renforcer la mobilité sur le terrain des membres du réseau de surveillance épidémiologique, la FAO a doté les ministères bénéficiaires de matériel essentiel :
- Pour le ministère des Ressources halieutiques, animales et de la réglementation de la transhumance : un véhicule 4×4, 20 motos tout-terrain, 10 ordinateurs de bureau et autres asseoir informatiques (vidéo-projecteurs, imprimante) et un important lots de quatre types de vaccins.
- Pour le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières : 20 motos tout-terrain et de 5 ordinateurs de bureau.
Ces équipements et consommables d’une valeur totale de 160 millions de FCAF permettront de renforcer la mobilité et l’efficacité des agents de terrain, tout en facilitant la collecte d’informations cruciales pour la surveillance et la gestion des épidémies animales et environnementales.
Un partenariat salué par le gouvernement
Le Ministre d’Etat, Ministre des Ressources halieutiques, animales et de la réglementation de la transhumance, le Général Yark Damehame, a exprimé la gratitude du gouvernement togolais à la FAO pour cet appui significatif. « L’appui que nous recevons aujourd’hui, au travers de ces équipements et vaccins, constitue bien plus qu’un simple don. Il représente une avancée majeure pour la protection de notre cheptel et, par extension, pour la sécurité alimentaire, la santé publique et la préservation de notre environnement. »
Il a souligné que le projet PREPRUS-Togo témoigne de la solidité du partenariat entre le gouvernement togolais et la FAO, fondé sur une vision commune : un secteur de l’élevage résilient et durable, garant de la prospérité des éleveurs, de la protection de la santé publique et de la préservation des ressources naturelles.
Cet engagement marque une étape cruciale dans la réduction des risques liés aux zoonoses et la consolidation des stratégies de protection de l’environnement au Togo.






