Sous l’égide du ministère de l’environnement et des ressources forestières du Togo, un atelier de validation des résultats de l’Observatoire pour la Biodiversité et les Aires Protégées en Afrique de l’Ouest (OBAPAO) s’est ouvert ce mercredi 22 mai et ceci pour trois jours à Lomé. Cet événement marque la conclusion de trois années de travail intense visant à fournir des informations et des outils d’aide à la décision sur la biodiversité et les aires protégées dans la région.
L’atelier, organisé par le consortium OBAPAO, qui inclut le Centre de Suivi Écologique (CSE), le Réseau régional d’Aires marines Protégées en Afrique de l’Ouest (RAMPAO), le Regional Marine Centre (RMC) de l’Université du Ghana et le Centre Régional Agrhymet (CRA), se déroule à Lomé. Il s’inscrit dans le cadre du programme BIOPAMA II, soutenu par l’Union Européenne et mis en œuvre par l’UICN, le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission européenne et l’UNEP-WCMC. L’objectif principal de cet atelier est d’examiner et de valider les livrables du contrat JRC, incluant l’état de fonctionnement des plateformes RRIS et Géonode, les mécanismes de partage des données, et un rapport sur les enjeux majeurs liés à la biodiversité et aux aires protégées.
La Directrice des Ressources Forestières, Mme ATUTONU Amah, a exprimé sa satisfaction lors de l’ouverture de l’atelier : « Grande est ma satisfaction de voir se tenir, ce jour, l’atelier de validation des résultats de l’Observatoire pour la Biodiversité et les Aires Protégées en Afrique de l’Ouest (OBAPAO) auquel je souhaite la chaleureuse bienvenue à tous les participants, particulièrement ceux venus de loin, que ce soit de l’espace régional CEDEAO ou au-delà du continent africain. Je n’oublie pas les experts qui nous suivent en ligne »
Elle a rappelé qu’un an auparavant, Lomé avait accueilli un atelier similaire pour le renforcement de capacités sur l’utilisation de la plateforme du Système d’Information pour le suivi du Domaine Marin et Côtier (SIDMC), soulignant la continuité et l’importance de ces initiatives pour le Togo.

Pour le Directeur Général du Centre de Suivi Écologique (CSE) au Sénégal, le Pr Cheikh Mbow, le CSE joue un rôle crucial dans ce processus : « Le CSE est une institution basée au Sénégal, mais qui travaille sur toute l’Afrique de l’Ouest. Il a été confié au CSE la coordination d’un effort sous-régional pour structurer une base de données régionale sur la biodiversité, particulièrement dans les aires protégées. L’Afrique de l’Ouest est une zone à forte concentration de biodiversité avec ses nombreux parcs et réserves qui abritent une diversité biologique exceptionnelle. Mais cette biodiversité n’est pas suffisamment connue, il n’y a pas assez de données pour aider les décideurs politiques à planifier les interventions en matière de biodiversité »
Il a ajouté que cet atelier contribue non seulement aux efforts des pays pour la gestion de la biodiversité, mais également à un effort global de renseignement de l’information sur la biodiversité, une dimension majeure des interventions politiques pour l’amélioration des conditions de vie des communautés.
Cette rencontre de haut niveau sert également de forum pour discuter des orientations en matière de gouvernance et des modalités d’opérationnalisation de l’Observatoire. Les participants définiront les mécanismes de transition vers le projet de centre d’excellence sur la biodiversité et les forêts, ainsi que le centre sous-régional de coopération scientifique et technique de la CDB.
Une attention particulière sera portée sur l’identification d’axes de collaboration pour soutenir la sous-région dans la mise en œuvre de l’accord global sur la Biodiversité de Kunming-Montréal (GBF-KM) signé en décembre 2022. Ce forum marque une étape cruciale pour le renforcement des capacités et la coopération régionale, avec l’objectif de protéger et de valoriser la riche biodiversité de l’Afrique de l’Ouest.





