Dans le cadre de l’atelier de formation opérationnelle sur le suivi hydrométéorologique et la prévision d’inondations avec FANFAR et VOLTALARM, l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC), avec le soutien de l’Organisation Mondiale de la Météorologie (OMM), a réuni ce lundi à Lomé les représentants de la protection civile du Togo et du Burkina Faso.
L’objectif principal de cet atelier est de renforcer la coopération entre les deux pays pour améliorer la collecte, l’analyse et l’échange de données météorologiques et climatiques, en particulier dans le domaine de la prévision des inondations.
Les systèmes VOLTALARM et FANFAR ont été identifiés comme des outils essentiels pour la prévision climatique, mais leur efficacité dépend largement de la qualité des données collectées et de la collaboration entre les opérateurs des deux pays.
Malgré les différences dans les catastrophes naturelles rencontrées par le Togo et le Burkina Faso, les deux pays ont convenu de concentrer leurs efforts sur les inondations, un problème de plus en plus grave dans la région du bassin de la Volta.
L’objectif est de mettre en place un système d’alerte précoce spécifique aux inondations pour mieux protéger les populations et les ressources agricoles dans cette région vulnérable.
« Cette formation vise à renforcer la coopération entre la protection civile du Togo et celle du Burkina Faso dans la collecte et l’analyse des données pour le système FANFAR et VOLTALARM pour les alertes précoces. Les systèmes VOLTALARM et FANFAR sont des outils de prévision climatique qui nécessitent un renforcement des capacités des opérateurs, notamment une collaboration entre le Burkina Faso et le Togo pour l’échange d’informations météorologiques et climatiques. Bien que les deux pays aient leurs réalités spécifiques en matière de catastrophes naturelles, comme vous l’avez souligné, nous avons choisi de travailler ensemble sur les inondations, un problème de plus en plus récurrent dans nos deux pays. Notre objectif est de développer un système d’alerte précoce spécifique aux inondations dans le bassin de la Volta. », a affirmé le Directeur Général de l’ANPC, Col Baka Yoma.
Pour le Colonel Major Lazare YAGO, DG protection civile au Burkina Faso, c’est important de pouvoir mettre en place un système d’alerte précoce en matière d’inondation.
« Nous pouvons trouver des moyens pour que l’alerte soit rapide et efficace en cas d’inondation, afin de répondre efficacement aux besoins des populations affectées. C’est pourquoi j’ai participé à ce travail de gestion des inondations. Les logiciels utilisés ont été développés par des techniciens spécialisés, ce qui nous permettra de mettre en place un système d’alerte précoce impliquant différents acteurs dans la gestion des catastrophes. Ce système permettra à tous les intervenants d’avoir accès aux mêmes informations en temps réel, garantissant ainsi une réponse efficace. Travailler ensemble est une décision stratégique, car les nuages et les catastrophes naturelles ne connaissent pas de frontières. Le Togo et le Burkina Faso sont voisins, et il est crucial que nous coopérions étroitement pour faire face aux inondations qui touchent nos deux pays. »
Les inondations sont une préoccupation grandissante en Afrique de l’Ouest. Plusieurs inondations ont eu lieu au cours des dernières années, entraînant des pertes en vies humaines, des déplacements, des perturbations des services publics, des destructions de maisons, des endommagements d’infrastructures et des retards de transport. Les inondations devraient également augmenter avec le changement climatique. Il est donc urgent d’améliorer la gestion des inondations dans la région.
L’accès aux prévisions opérationnelles et aux alertes est un élément essentiel pour faire face aux défis des inondations en Afrique de l’Ouest. FANFAR est un projet financé par l’Union Européenne qui conçoit, coordonne et adapte conjointement un système pilote de prévision hydrologique et d’alerte à court et à moyen termes pour l’Afrique de l’Ouest. Il vise à fournir aux principales parties prenantes un accès fiable et rapide aux prévisions opérationnelles et aux alertes grâce à un système de production de prévisions robuste, adapté aux conditions régionales et géré par les institutions ouest-africaines.





