Le Togo peine à produire et rendre disponible les données environnementales par manque de moyens. Le constat a été fait par le ministère de l’environnement et des ressources forestières du Togo (MERF) à travers l’Agence nationale de gestion de l’environnement (ANGE) dans le cadre du Projet d’Amélioration du Système d’Information Environnemental au Togo (PASIET)
En effet, la production des statistiques publiques en général et des statistiques de l’environnement en particulier, est confrontée dans sa quasi-totalité à des difficultés d’ordre financier, à la trop grande dépendance de l’appui extérieur.
La plupart des structures productrices ne disposent pas suffisamment de ressources financières consacrées à la production statistique sur leurs lignes budgétaires. Une situation qui rend difficile le suivi environnemental et par ricochet la gouvernance des politiques sectorielles qui repose essentiellement sur les évaluations d’impacts des dites politiques.
C’est fort de ce constat qu’un spécialiste a été engagé avec le soutien financier du Global Partnership pour appuyer le ministère de l’environnement afin d’identifier les méthodes et approches appropriées pour une évaluation des politiques publiques et environnementales au Togo. La séance de travail avec le spécialiste pour parvenir à cet ultime objectif a débuté mercredi à Lomé pour une durée de trois jours.
Au cours de cette rencontre, il s’agira essentiellement: d’identifier les méthodes et approches appropriées pour une évaluation des politiques publiques et environnementales.
Pour Feyssal Moumouni, coordonnateur du PASIET « l’émergence de la problématique du développement durable consécutive à la recrudescence des risques environnementaux de tout genre à l’échelle planétaire a placé le suivi environnemental et la production des données au cœur des priorités des politiques publiques. Ainsi, la nécessité de disposer systématiquement et à temps les informations appropriées, fiables et à jour pour permettre de mesurer l’état d’avancement des objectifs du développement durable (ODD) est une volonté manifeste des responsables de prise de décision. », a-t-il affirmé.
Togo/PASIET : Les statistiques environnementales font les comptes des 3 dernières années
Aussi ajoute t-il « Notre défi est de mettre en place les instruments adéquats pour corriger ces lacunes qui si elles persistaient, compromettraient les bonnes volontés et les efforts en vue d’amélioration de la gouvernance mondiale. D’où cet atelier. »
Le Togo s’est engagé depuis 2018 à élaborer son ambitieux Plan stratégique national de Développement 2018-2022, lequel plan est décliné en une Feuille de route gouvernementale horizon 2025 par rapport au présent quinquennat du gouvernement.
Ladite feuille de route prévoit dans son axe 3, ambition10, deux (2) projets stratégiques (P35 réponse aux risques climatiques majeurs et P36 Mobilité verte) et une (1) réforme (Réforme de la législation environnementale) pour le compte du ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières ; dans le secteur de l’environnement, on a élaboré le Cadre stratégique d’investissement pour la gestion de l’environnement et des ressources naturelles (SCIGERN – 2018-2022) en remplacement du PNIERN et la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) soient menées pour le pays. Plusieurs autres politiques sectorielles du Togo sont élaborées, actualisées et mise en œuvre.
On retient notamment : la Politique nationale agricole assortie du Plan nationale d’investissement pour l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition (PNIASAN) ayant succédé au PNIASA, la Politique nationale d’assainissement du Togo, le Plan d’action nationale pour le secteur de l’eau et de l’assainissement 2e génération.
Toutes ces politiques et plans stratégiques en cours, avec des composantes environnementales non négligeables, devraient faire l’objet des évaluations d’impact afin de mieux apprécier leur pertinence, leur efficacité et leur durabilité.





