Togo : à l’Infa de Tové, les jeunes innovent avec l’utilisation des farines locales en pâtisserie

A l’Institut National de Formation Agricole de Tové  (INFA)  de Tové,  de jeunes étudiants togolais dans la filière Agroalimentaire travaillent d’arrache-pied pour que l’incorporation des farines locales fasse désormais partie intégrante des habitudes alimentaires des Togolais et surtout des boulangers.

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Ces derniers ont monté ensemble une pâtisserie à l’Institut qui fait dans divers pains croustillants à la farine de manioc, ou des cakes moelleux à la farine de soja ou de sorgho.
Rencontré sur le site de l’opération TéléFood à Kpélé (150km au nord-ouest de Lomé) , les jeunes étudiants ont indiqué que suite à l’arrêté ministériel qui stipule la possibilité de faire des incorporations de 15 à 50% de farine panifiable de manioc, d’igname, de céréales locales ou tout autre produit agricole local dans la farine de blé pour la fabrication du pain français et autres denrées similaires, ils sont arrivés à faire une incorporation de 50% de farine locale à leur pâtisserie.
Vue partielle des cakes

« Nous sommes arrivés à 50% de farine locale avec  notre pâtisserie. Et les dérivés de notre pâtisserie ont plus de valeur nutritive. Tout ce qui est produit en pâtisserie à l’Infa de Tové est fait à base de farine locale. », a lancé le Délégué Générale Akator Komivi.

Et de préciser « Aujourd’hui notre désir est de pouvoir partager notre expérience au travers de diverses formations à l’endroit des boulangers du Togo. Vue que l’utilisation des farines de maïs et de manioc en planification et en pâtisserie n’est pas encore effective »

L’incorporation de la farine locale plus qu’une nécessité

En effet au Togo , comme dans la plupart des pays en voie de développement, les produits à base de blé occupent une place très importante dans l’alimentation des populations.

Du pain (produit principal issu de la farine de blé) jusqu’aux pâtes alimentaires en passant par les friandises et amuses gueules, ces produits sont d’une grande consommation et méritent l’attention de tous.

Mais l’accès à ces produits devient de plus en plus difficile car leurs prix ne cessent d’augmenter d’année en année.

Mais ce qui est plus inquiétant est que, l’avenir pour ces produits est très sombre et ne donne aucune possibilité de diminution des coûts car les conditions climatiques ne cessent de se dégrader de jour en jour.

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Ces conditions climatiques défavorables réduisent considérablement la production mondiale de blé, en témoigne la baisse de la production ukrainienne qui est passée de 18,7 millions de tonne à 13,9 millions de tonne en 2006/2007. Pendant cette même période, la production de la Russie, chute de 47, 6 millions de tonne à 42,9 millions de tonnes (FAO, 2008).

L’offre mondiale étant ainsi réduite alors que la demande ne cesse d’augmenter pour rétablir l’équilibre sur le marché, il faut une augmentation des prix (loi de l’offre et de la demande).

Pour pallier à ce problème, il faut absolument développer d’autres produits qui doivent non seulement, remplacer valablement le blé, mais aussi produits localement.

Edem Kolani

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