Les produits issus de l’importation sont souvent moins chers que les produits togolais.
Les produits Made in Togo souffrent d’un manque de compétitivité : que ce soit sur les marchés nationaux face aux produits importés ; ou sur les marchés extérieurs face aux autres pays exportateurs.
Le manque de compétitivité est d’abord dû à une faible productivité qui engendre un fort coût de production.
À en croire un responsable de la CPC-Togo, le coût de production d’un kilogramme de maïs varie entre 130 ans et 135 francs au Togo alors qu’il ne dépasse pas les 90 francs au Burkina Faso.
Parmi les producteurs interrogés, 52 % affirment se sentir concurrencés par des produits importés moins chers.
À Cinkassé, frontière avec le Burkina Faso ou les produits importés affluent à prix imbattables, ce sont 100 % des producteurs interrogés de la préfecture qui se sentent en concurrence avec les produits importés.
La filière du riz n’est pas compétitive. Plusieurs techniciens du monde agricole s’accordent pour dire que le Gouvernement ne promeut pas la filière rizicole comme il serait possible de le faire.
Celle-ci souffre de grandes difficultés face aux projets qui se succèdent, mais qui ne se concrétisent que difficilement : peu d’aménagements de bas-fonds et d’irrigation ; manque d’équipements fort coût de production dû à la faible productivité des cultures (qui n’atteint que difficilement les deux tonnes par hectare au Togo alors qu’elle peut atteindre douze tonnes par hectare dans d’autres pays, grâce notamment à l’irrigation) ; difficultés liées au manque de débouchés, etc…
De plus, la détaxation du riz s’ajoute aux difficultés de la filière : le riz importé vendu à bas prix inonde les marchés togolais. Du fait de la concurrence déloyale des importations et du coût de production élevé, nombreux sont les producteurs qui préfèrent se détourner de cette filière au profit d’autres cultures plus rentables.
Hector N.

