Le climat et les questions de météorologie ont fait réunir en fin de semaine dernière à Abidjan en Côte d’Ivoire à travers un forum (10) dix experts venus des pays membres de la Cédéao.
Ces derniers ont planché tour à tour sur la manière dont les prévisions météo et les alertes précoces en matière de fortes précipitations pourraient éviter les drames que l’on a connus récemment au Nigeria ou au Burkina Faso.
A en croire l’AFP, il y a d’abord un constat global : le manque de moyens financiers et de personnel dédiés aux prévisions météo n’aide pas la plupart des pays de la Cédéao qui doivent évaluer, prévoir et anticiper les fortes précipitations chaque année.
« Les financements des infrastructures, c’est un problème dans toute l’Afrique, parce que sans infrastructures, on ne peut pas avoir de prévisions fiables, fournir des services fiables », regrette Daouda Konaté, directeur de la météorologie en Côte d’Ivoire.
« Il s’agit pour nous de savoir comment investir dans les services climatiques, les services météorologiques pour prévenir quand il y a des inondations, insiste-t-il. Puisque, plus on est avertis par les services climatiques, plus les services météorologiques n’ont des capacités, des techniques, des ressources humaines pour prévenir la catastrophe. Et en faisant des prévisions, des anticipations assez fiables, on n’arrive à éviter les pertes en vies humaines. »
la meme source indique que le directeur de la météorologie en Côte d’Ivoire appelle à de réels investissements pour développer le secteur. « Le message à apporter, c’est vraiment d’inviter les partenaires techniques financiers à investir dans les services météorologiques pour nous permettre de faire face justement à la réduction des risques de catastrophes. Nos techniciens, nos ingénieurs ont besoin de renforcement des capacités pour pouvoir mieux faire face à la connaissance d’abord du climat et puis, anticiper les changements qui vont arriver. On a besoin des formations également. Il y a un défi à ce niveau. »
Augmentation des extrêmes
Ensuite, il y a des phénomènes nouveaux de concentration des périodes pluvieuses, sans doute liés au changement climatique. Abdou Ali, hydrologue et chef du département Information et recherche au Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel, le CILSS : « Ce qui se passe actuellement, c’est l’augmentation des extrêmes : soit de la sécheresse ou des inondations. C’est ce qui rend un peu difficile la question de l’adaptation au changement climatique parce que cela ne fait pas appel à un seul risque »

