Ouvert ce lundi à Lomé en présence de plusieurs autorités ainsi que du ministre en charge de l’agriculture, M. Noël Bataka, la conférence annuelle organisée par le Système régional d’analyse stratégique et de gestion des connaissances (ReSAKSS [1]), une composante de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) [2] fera montre des efforts faits par les États Africains depuis la déclaration de Malabo [3] et ensuite mener une réflexion sérieuse sur l’impact obtenu sur la condition de la femme rurale par rapport à l’autonomisation, à la nutrition, et à l’ éducation .
Placé sous le thème « Égalité des genres en Afrique rurale, des engagements aux résultats » , cette rencontre de partage des connaissances recueillies de l’analyse des données agricoles, politiques, économiques et sociales collectées sur la condition des femmes dans le secteur agricole à travers les pays de l’Afrique, connait également la participation de la ministre en charge de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, Mme TCHABINANDI kolani yentchare.
LIRE AUSSI: Vers une conversion des systèmes alimentaires et agricoles plus écologiques [4]
En d’autres termes, cette rencontre , est le lieu de découvrir les outils de collecte, d’analyse d e données et d’aide à la décision stratégique que présente l’ IFPRI aux décideurs, universitaires, chercheurs, ONGs et à toutes les populations mais aussi de l’application d’une perspective genre à diverses questions concernant les populations rurales ainsi que la facilitation de la participation sociale, politique et économique des femmes au développement agricole et la fourniture des données supplémentaires nécessaires pour faire progresser l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique.
Les progrès accomplis dans la réalisation de l’égalité hommes-femmes ainsi que les principaux défis et les moyens
efficaces seront abordés au cours de ces trois jours de conférence annuelle.
« L’agriculture est au cœur de l’action du gouvernement car demeurant un levier essentiel de la création de richesses et d’emplois, du développement inclusif et de la promotion de la croissance économique au niveau du pays. L’égalité de genre et l’autonomisation des femmes est au cœur du Plan national du développement (PND) à l’horizon 2022. En effet, dans son axe 3 : « consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion », il met l’égalité de genre et l’inclusion au rang des principes directeurs devant conduire à l’atteinte de s résultats. Tout en adoptant une approche transversale de l’intégration du genre dans ses trois axes d’intervention, le PND y a consacré un effet spécifique à savoir « l’équité et l’égalité de genre sont renforcées. » a affirmé le ministre de l’agriculture, de la production animale et halieutique , M. Koutéra BATAKA.
Il faut noter que les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, réunis en juin 2014 à Malabo (Guinée équatoriale), ont adopté deux (2) décisions et deux (2) déclarations qui se rapportent directement au PDDAA et au programme de transformation agricole et de sécurité alimentaire de l ‘Afrique au cours de la décennie 2015-2025.

