Le gouvernement a sollicité et obtenu un financement du Fonds international de développement agricole (FIDA) pour financer le coût du Projet d’appui au Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (ProMIFA), et a l’intention d’utiliser une partie de ce financement pour régler des missions de services de consultants. Le processus pour recruter un auditeur externe est en cours d’exécution jusqu’au 20 mars prochain. Lit-on dans le bihebdomadaire togolais, l’Union pour la Patrie.
Selon la même source, il est prévu, le cas échéant, de lui permettre : (1) d’exprimer une option professionnelle sur la situation financière du Projet pour les exercices 2020 et 2021 ; (2) de formuler une option distincte sur l’utilisation des fonds reçus, les états des dépenses et les comptes spéciaux (désignés) ; (3) d’émettre une lettre de recommandations distincte portant sur la pertinence des systèmes comptables et de contrôle interne du projet (y compris ceux des partenaires au Projet), et notamment le respect des Directives du FIDA concernant la passation des marchés ; (4) de vérifier que les états financiers du projet ont été préparé en accord avec les principes comptables admis et donnent une image fidèle de la situation financière du Projet à la date de clôture ainsi que les ressources et les dépenses à cette date.
La durée de la mission par exercice est estimée à 50 hommes/jours pour une période de deux (2) ans.
L’audit des comptes de l’exercice 2020 devra prendre en compte les opérations effectuées au cours de l’année 2019, précise la coordination du projet.
Après le démarrage officiel du Projet d’appui au Mécanisme incitatif de financement agricole Fondé sur le Partage de Risques (ProMIFA), le 5 juillet 2019 à Lomé – en présence d’une mission du FIDA conduite par Martin Lisandro, Directeur Afrique de l’ouest et du centre, département de la gestion des programmes du FIDA., les acteurs se sont retrouvés en atelier le 6 février dernier à Lomé pour son lancement technique. Une cérémonie qui marque une nouvelle étape dans la mise en oeuvre du projet ; projet destiné à contribuer au renforcement des capacités opérationnelles du Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (MIFA). Ce fut l’occasion de permettre aux acteurs «… de mieux apprécier le rôle des différentes parties prenantes dans la mise en oeuvre du projet», a expliqué Kossi Tofio, directeur de cabinet du ministère de l’Economie et des finances.
Financé à hauteur de 20,24 milliards de francs Cfa dont 13,37 milliards par le Fonds international de développement agricole (FIDA), 2,19 milliards par l’Etat togolais, 1,04 milliard par les bénéficiaires et 3,64 milliards par le secteur privé, le Projet d’appui au mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (ProMIFA) a pour objectif d’offrir aux acteurs des chaînes de valeur agro-pastorales organisées et performantes, un accès durable aux marchés et à des services financiers et non financiers adaptés. Sur une durée de six ans à partir de 2019. Le 29 janvier 2019, le conseil d’administration du Fonds international de développement agricole l’a approuvé.
A l’occasion, le ministre de l’Agriculture, de la production animale et halieutique, Koutéra Bataka, a renouvelé la gratitude du Togo à l’équipe du FIDA qui a permis d’élaborer le projet en un temps record – les diligences et négociations ont été bouclées en moins de quatre mois – et a rassuré le Fonds des «dispositions idoines qui sont prises pour une mise en oeuvre efficace du ProMIFA en vue de l’atteinte des objectifs qui lui sont assignés : la
formation-accompagnement de 160 000 membres des coopératives ; le financement d’environ 100 000 acteurs de la chaine de la valeur agricole ; la création/consolidation d’environ 40 000 emplois directs en milieu rural dont 10 000 auto-emplois». On parle d’une cible de 300 000 bénéficiaires directs issus de groupements d’exploitations ruraux, d’associations professionnelles, de micro-entreprises agricoles.
Et selon la précision du directeur général du mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (MIFA), Kodjo Agbossoumonde, «pour un impact majeur sur le groupe cible, à savoir les femmes et les jeunes, le ProMIFA appuiera, en premier lieu, un nombre limité de filières agro-sylvo-pastorales clé (riz, maraîchage, maïs et aviculture), tout en restant ouvert à d’autres filières dont le sésame, le manioc».
La composante 1 du ProMIFA se concentrera sur l’appui technique au développement des chaînes de valeur agro-pastorales ; la composante 2 se focalisera sur l’appui au développement des produits et services financiers ; et la composante 3 axée sur la coordination, la gestion, le suivi-évaluation et le transfert des savoirs.

