Les riverains de la décharge d’Aképé se plaignent, nous rapporte nos confrères du journal Focus infos. La source mentionne le nom des populations d’Idavé, Atidjin, Vogomé et Wougomé, tous des villages environnants à Aképé qui émettent des plaintes fréquentes par rapport à la qualité de l’air qui se dégrade en raison des travaux du centre.
Et ce, malgré qu’ une bande de sécurité de 200 mètres a été définie autour de la décharge et sa construction faite dans des normes environnementales requises.
À en croire les populations interrogées, c’est plus qu’un calvaire puisque le site émet tous les jours un flot d’odeurs nauséabondes qui est de plus en plus difficile à supporter.
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« Nous vivons un calvaire ici surtout en période de pluies et à certaines périodes données. Tu peux rester dans ta chambre et avoir du mal à respirer l’air. L’odeur est très nauséabonde et nous ne savons que faire », se lamente Jacob Atal, un riverain.
La raison, selon le directeur d’exploitation du Centre d’enfouissement technique (CET), Brice Amanah est qu’il y a des moments où le centre accueille des déchets frais, et ce, surtout en saison pluvieuse. « S’il advient qu’on n’arrive pas à enfouir et couvrir rapidement, les odeurs peuvent persister et être transportées un peu loin par le vent ».
Selon ce dernier, l’on ne peut éviter les odeurs en période d’activités sur le site. « En termes de relation sociale, la vraie difficulté, c’est qu’au moment des activités sur le site, l’on ne peut pas éviter les odeurs. Si les odeurs persistent au-delà de cette période, c’est qu’il y a du souci ; mais la plupart du temps, les odeurs ressenties sont dans la marge de la période de vidage et de compactage. Après le compactage, il y a juste 30 min et puis c’est fini », explique-t-il.
Des risques pour la santé
De fait, la décomposition des déchets dégage des gaz difficiles à respirer pour les riverains, quoiqu’il s’agisse d’un phénomène naturel.
Selon diverses études scientifiques, l’on recense divers polluants atmosphériques issus des centres d’enfouissement des déchets. Il s’agit entre autres du méthane, du dioxyde de carbone, de l’azote, en plus des microorganismes.
La contamination de l’air par ces matières peut causer chez l’homme des maladies comme des rhinites, des conjonctives, des rhino-pharyngites non-infectieuses mais irritatives ou allergiques, des allergies cutanées, des toux chroniques, de l’anxiété, des syndromes dépressifs et des céphalées.
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En plus des maladies, les riverains sont exposés à des nuisances olfactives, visuelles et auditives en raison des bruits émis par les camions qui viennent décharger les déchets sur le site, et même des travaux sur le site.
Au-delà, les riverains et les populations situées sur l’itinéraire des camions transportant ces déchets sont exposés aux risques d’accidents, bien que des efforts de sensibilisation soient faits.
« Ce sont presque 70 à 100 camions qui déchargeaient sur le site d’Agoenyivé qui sont désormais amenés à rallier le nouveau site. Et avec l’exiguïté de la nationale n°5, le risque d’accident est un peu plus élevé en cas de défaillance ou de mauvaise conduite d’un chauffeur. Nous avons pu faire un travail de sensibilisation et de contrôle strict avec le concours des riverains en plus de l’installation des dos d’ânes sur la voie d’accès ; ce qui a amélioré la situation», confie M. Nabola-Bounou Enoumodji, Chef division de la Propriété du District du Grand Lomé.
La présence des habitations à proximité du site reste aussi un risque majeur d’exposition. Ainsi, le centre d’enfouissement technique peut constituer un problème de santé publique si l’on ne définit pas à temps des mesures d’accompagnement ou de suivi des risques.
Au-delà des riverains, les agents qui opèrent sur le site d’Aképé sont aussi exposés, en raison de leur proximité avec les déchets.
De fait, beaucoup d’entre eux ainsi que les conducteurs de camions qui viennent déverser les déchets ne portent pas d‘équipements de protections et de sécurité adaptés.
Ainsi, les entreprises exploitantes, et le district de Lomé doivent veiller à maintenir un dialogue permanent avec les populations riveraines et à revoir au besoin le Plan de gestion environnementale et sociale du projet afin de gérer ces plaintes et doléances.
Avec Focusinfo

