L’installation précoce de la mousson dans la région Maritime du Togo a des effets significatifs sur l’environnement et l’agriculture. C’est du moins ce que nous retenons des éclaircissements sur les conséquences de ce phénomène climatique apportées par Mme Abla Agboto, Cheffe division veille et prévisions météorologiques de l’ Agence nationale de la météorologie (ANAMET) à Vert-Togo.
L’installation précoce de la mousson cette année a joué un rôle crucial en atténuant les risques d’inondation dans la région Maritime. Cependant, cette situation n’est pas sans inconvénients pour les producteurs agricoles.
En effet, les résultats de la prévision saisonnière de la grande saison des pluies ont été confirmés par cette sécheresse, ayant un effet néfaste sur les cultures mises en place tardivement. « Cette insuffisance hydrique a un impact négatif sur la croissance des plantes », explique Abla Agboto, soulignant les défis supplémentaires pour les agriculteurs.
Les populations togolaises, en particulier celles vivant dans les zones à risque, doivent rester vigilantes face aux inondations potentielles cette année. Une seule grande pluie pourrait suffire à engendrer de nouvelles inondations importantes, et même des pluies modérées successives sur deux à trois jours pourraient causer des inondations significatives. «La prudence est de mise », avertit Abla Agboto, insistant sur l’importance de la préparation et de la vigilance des communautés locales.
L’arrivée précoce de la mousson apporte avec elle des risques environnementaux spécifiques, tels que la fraîcheur nocturne et matinale, qui peuvent entraîner des cas de maladies liées au rhumatisme.
Cependant, cette fraîcheur présente également des avantages pour la nutrition des poissons en mer, en favorisant la croissance des plantons. « Il est essentiel de comprendre les deux côtés de ce phénomène », déclare Abla Agboto, mettant en lumière les impacts variés de la mousson sur l’écosystème marin et terrestre.
Pour atténuer les effets négatifs de ces changements climatiques sur l’environnement et les communautés locales, plusieurs mesures peuvent être mises en œuvre.
La Cheffe division veille et prévisions météorologiques de l’ANAMET recommande notamment le reboisement et la régénération des écosystèmes. « Ces actions sont cruciales pour renforcer la résilience de nos communautés face aux aléas climatiques », conclut-elle, soulignant l’importance d’une approche proactive et durable pour faire face aux défis climatiques.

