Au Togo, la filière riz n’est pas compétitive, indiquent plusieurs techniciens du monde agricole.
Selon eux, le gouvernement ne promeut pas la filière rizicole comme il se doit d’être fait.
Celle-ci souffre de grandes difficultés face aux projets qui se succèdent, mais qui ne se concrétisent que difficilement : peu d’aménagements de bas-fonds et d’irrigation ; le manque d’équipements ; le fort coût de production dû à la faible productivité des cultures ( qui n’atteint que difficilement les deux (2) tonnes par hectare au Togo alors qu’elle peut atteindre douze (12) tonnes par hectare dans d’autres pays, notamment avec l’irrigation.
On note des difficultés également liées au manque de débouchés, etc…
De plus, la détaxation du riz s’ajoute aux difficultés de la filière : le riz importé vendu à bas prix inonde les marchés togolais.
Du fait de la concurrence déloyale des importations et du coût de production élevé, nombreux sont les producteurs qui préfèrent se détourner de cette filière au profit d’autres cultures plus rentables.
Par ailleurs selon les présidents de FENOMAT et de UNICOOPEMA la maraîchage tout comme la pêche maritime sont des filières qui ont été mis dans les oubliettes par le ministère en charge de l’agriculture .
Et pourtant les productions togolaises de poissons et de produits maraîchers ne suffisent pas à répondre à la demande nationale, et le Togo est un importateur net de produits halieutiques et maraîchers.
Ces produits ne trouvent pas de débouchés sur le marché national du fait de leur manque de compétitivité.
Kofi Meser

