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Togo : Face aux effets néfastes de la transhumance, le président Faure Gnassingbé propose

Dans les régions centrale et septentrionale du Togo, le phénomène de la transhumance est une véritable épine dans le pied des populations.

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Dans un entretien accordé jeudi 27 avril  à la Télévision New World TV à l’occasion du 63ème anniversaire de l’indépendance du Togo, le président Faure Gnassingbé propose une solution transitoire qui devra consister à construire des parcs destinés à protéger les cultures contre les troupeaux en déplacement dans les zones à risque.

Toutefois précise-t-il la solution doit être régionale car la transhumance est organisée dans le cadre de la CEDEAO. « La CEDEAO constatant les problèmes qu’occasionne ce phénomène en passant par des dérèglements climatiques, les sécheresses. L’on sait très bien que les éleveurs en saison sèche ont besoin de venir vers le sud pour le pâturage. Donc on doit définir des couloirs de passage.»

Dans ces parcs affirme le chef de l’état, les transhumants seront conduits pour trois besoins essentiels : Le pâturage, l’eau et les maladies du bétail.

« C’est à dire que quand un troupeau de bétail s’installe dans une zone dans notre pays, les animaux contaminent cette zone. Il faut donc des vétérinaires pour soigner. »,explique t-il.

Aussi a-t-il poursuivi « Ils auront également du pâturage, ceci pourra constituer une main d’œuvre pour nos concitoyens. Nous ferons des retenues d’eau pour que le bétail puisse s’abreuver, si nous arrivons à faire cela. Ceci réduira ce problème. »

Il n’a pas manqué d’évoquer les conflits occasionnés par ce phénomène qui cause autant du tort pour les producteurs locaux que pour les bouviers nomades et leurs bêtes.

« Le phénomène est retrouvé dans tous les pays côtiers. Mais ces derniers temps, vous aurez constaté qu’il y a beaucoup d’affrontements entre les éleveurs et les producteurs. », a-t-il lancé.

Au Togo et, plus généralement en Afrique de l’Ouest, les affrontements notamment entre éleveurs peul, souvent nomades, et agriculteurs, se sont multipliés ces dernières années, faisant plusieurs morts.

En 2016, trois personnes ont été tuées à Agbélouvé, à environ 60 km au nord de Lomé, par des bouviers. En riposte, les populations ont attaqué les éleveurs nomades.

A Agou, à environ 100 km au nord-ouest de Lomé, un agriculteur a trouvé la mort, suite à un conflit avec des Peuls dont les bœufs ont dévasté son champ. Il en avait été de même à Tchalo et Guérin-Kouka, au nord du pays.

Lire l’intégralité de l’entretien [1]