Lors d’une visite dans sa ferme dans le cadre du week eco 2019 , une initiative de l’Ecolotrip au Bénin à Ouidah, Tanguy GNIKOBOU, le co-fondateur des « Jardins de l’espoir », un réseau de fermes agro-écologiques au Bénin a partagé avec les jeunes africains francophones passionnés pour la cause environnementale, les secrets de sa réussite grâce à la pratique de l’agroécologie.
Selon le jeune entrepreneur agricole béninois, »quand on prend soin de la terre, la terre elle-même prend soin de nous. »
[1]Démarrée avec son associé Oluwafèmi KOCHONI, dans la commune de Tori-Bossito en décembre 2014, la première ferme dénommée « Le Jardin de l’Espoir » de l’agroécologiste est regorgée de plusieurs activités agricoles à base de l’usage des engrais verts qui luttent contre les ravageurs. On peut voir dans sa ferme moult activités agricoles qui réussissent parfaitement, de la production de maraichage à l’apiculture etc…
[2]Narrant ses débuts difficiles dans ce secteur très épris aujourd’hui, Tanguy GNIKOBOU affirme que faire de l’agriculture biologique pour que ça marche , n’est pas une affaire de client, mais une affaire de production.
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À lui en croire, il existe deux (2) méthodes agricoles qui sont assez efficaces, la première qui est la fertilisation des sols à travers l’usage des engrais verts et la valorisation de l’eau.
Sa vision aujourd’hui au travers des Jardins de l’Espoir, c’est de promouvoir l’écologie et le changement de mode cultural en Afrique.
« Nous devons gagner l’autonomie alimentaire tout en respectant la terre, c’est cela qui nous fera sortir du cercle vicieux ou nous sommes tombés. Lorsque nous étions étudiants, nous étions déjà des activistes panafricanistes et altermondialistes, membres d’Amnesty International et d’Attac Bénin. Deux déclics en 2013 nous ont amenés là où nous sommes aujourd’hui : le premier, c’est un appel à l’action au-delà de la parole, lors d’un rassemblement à Ouidah du Conseil Mondial du Panafricanisme (CoMoPa). » , explique t-il sur son blog.
[4]Avant de poursuivre « Nous savions que le Burkina Faso avançait vers l’autonomie alimentaire et prouvait que l’Afrique n’a besoin de personne si elle produit ce qu’elle consomme : nous avons réfléchi et décidé de nous engager dans l’agriculture comme premier mode d’action. Le deuxième déclic est venu lors d’un séminaire pour les jeunes leaders de la sous-région sur les questions de changements climatiques et de développement durable organisé par la Fondation Konrad Adenauer. C’est là que nous avons vraiment compris l’ampleur du problème climatique. Cette deuxième prise de conscience nous a orientés vers l’agroécologie. »
Au nombre de six (6), son associé et lui en plus de deux collaborateurs et deux jeunes en apprentissage, le jeune Tanguy et son équipe ont un mode de gestion très collaboratif sans rapport patron-ouvrier.
« Les projets agricoles échouent souvent parce que les équipiers n’épousent pas le projet de l’entrepreneur, mais ici, ceux qui travaillent avec nous sont des futurs patrons, pas des manœuvres ni des collaborateurs à vie. Les décisions opérationnelles sont prises de manière tournante : à moi aussi, on peut dire « Tanguy cette semaine tu fais ça et ça ». », lance t-il d’un ton rassurant.
Pour lui, tous les sites de production des Jardins de l’Espoir sont aussi des lieux de vie, et ainsi tout est fait ensemble et cela réduit vraiment les problèmes.
Et de conseiller les jeunes qui veulent lui emboîter le pas. » Pour moi, le premier métier de l’homme, c’est l’agriculture, mais je pense que le futur du monde, ce sera encore l’agriculture, qui est à la source de tout le reste. »
H.N

