La destruction des substances psychoactives et autres produits prohibés au Togo suit une procédure rigoureuse impliquant plusieurs départements ministériels. C’est ce qu’a expliqué Dr Francis Balaka, le coordonnateur du Programme national des addictions aux produits psychoactifs cadre au ministère de l’Agriculture, à l’issue d’une rencontre d’échanges avec les membres de Réseau des Medias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN TOGO)
Au cours des discussions, il a indiqué que le gouvernement veille à ce que chaque opération de destruction soit conduite dans le strict respect des procédures en vigueur. À cet effet, la justice est saisie pour garantir la régularité du processus, tandis que le ministère de l’Environnement intervient pour évaluer le site retenu et s’assurer que l’opération ne présente aucun risque pour les écosystèmes.
« Tous les produits ne sont pas détruits de la même manière », a précisé Dr Francis Balaka. Selon la nature des substances et leur niveau de dangerosité, certaines sont enfouies, d’autres incinérées, tandis que d’autres sont détruites par brûlage. Le choix de la méthode tient compte des impacts potentiels sur l’environnement ainsi que des risques pour les populations.
Le cadre du ministère de l’Agriculture a également souligné que ces opérations sont menées de façon collégiale avec la participation des ministères de la Santé, de l’Environnement, de la Justice et de l’Administration territoriale. Cette collaboration permet de garantir une destruction sécurisée, conforme aux exigences sanitaires, environnementales et judiciaires.
[1]Cette communication est intervenue dans le cadre des échanges entre REMAPSEN TOGO et la coordination du Programme national des addictions aux produits psychoactifs cadre au ministère de l’Agriculture sur la problématique des substances psychoactives, en vue de renforcer l’information et la sensibilisation du public sur les enjeux liés à leur gestion.

