Chaque année, 23 490 hectares de terres se dégradent au Togo, mettant en péril la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance des communautés rurales et l’équilibre des écosystèmes. Face à cette urgence écologique, un projet transformateur a été lancé à Sokodé le 25 juillet 2025 pour inverser la tendance dans la région centrale du pays.
Initié par le gouvernement togolais avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), ce projet vise à renforcer la résilience des écosystèmes naturels, des agroécosystèmes et des communautés face aux effets du changement climatique.
La rencontre officielle, tenue à sokodé, a marqué le début de la phase de formulation du document complet du projet. Elle a réuni une diversité d’acteurs : ministres, préfets, maires, responsables d’institutions publiques et internationales, partenaires techniques et financiers, chefs traditionnels, organisations de la société civile et médias.
Ensemble, ils ont posé les bases d’une réponse structurée et multisectorielle à la dégradation des terres, qui touche aujourd’hui plus de 70 % des communautés agricoles de la région centrale. Infertilité des sols, érosion, disparition des forêts galeries et réduction de la biodiversité sont les symptômes d’une pression croissante exercée par l’homme, combinée aux impacts du dérèglement climatique.
Le projet s’inscrit dans les priorités nationales de développement durable et ambitionne, à travers une approche multifocale, de restaurer les sols dégradés, promouvoir l’agroécologie, préserver la biodiversité et améliorer les conditions de vie des populations rurales. Il s’appuie sur une stratégie intégrée qui combine reforestation, pratiques agricoles durables et développement d’activités génératrices de revenus pour atténuer la pression sur les ressources naturelles. L’objectif est aussi de contribuer à atteindre la cible nationale de 25 % de couverture forestière d’ici à fin 2025, comme le prévoit la feuille de route gouvernementale.
L’atelier de Sokodé a permis d’engager les parties prenantes dans un dialogue approfondi sur les attentes, les défis et les solutions adaptées aux réalités locales. Il marque une étape décisive dans la phase de conception, qui se poursuivra par une collecte de données de terrain afin d’élaborer un document solide à soumettre au Conseil d’administration du FEM. Si l’approbation est obtenue, les activités débuteront dès janvier 2026 pour une durée de cinq ans.
Pour les acteurs présents, ce projet représente bien plus qu’une initiative technique. Il incarne une volonté politique et collective de répondre aux défis environnementaux de manière inclusive, durable et efficace. En restaurant les terres, en valorisant les savoirs locaux et en impliquant les communautés dans la gestion des ressources, le Togo ouvre une voie vers un avenir plus résilient.

