A 340 km de Lomé dans la région Centrale du Togo, la destruction des plants par les espèces animales devient un casse-tête. L’ingénieur forestier et entrepreneur en foresterie BAWA Alowignim, fait les frais des animaux en divagation à Sokodé.
Le jeune entrepreneur Togolais a confié que les plants que son unité met en terre sont la plupart du temps saccagé par les animaux en divagation dans la localité de Tchalo.
« Nous sommes confrontés à un sérieux problème au niveau de l’entretien de nos plants. Après nos diverses opérations de reboisement et surtout en ces temps de vacances c’est souvent des animaux qui envahissent les plants et les détruisent. », a t-il confié à Vert-Togo.
Togo : Produire 500 000 plants par an, BAWA Alowignim y croit dur comme fer [1]
Aussi lance t-il un appel aux bonnes volontés pour l’aider à palier à ce problème qui anéantie ses efforts en matière de reboisement.
» Nous avons besoin d’aide. Nous lançons un appel aux personnes de bonne volonté pour nous aider par rapport à l’entretien de nos plants avec des cages mais également pour la sensibilisation à l’endroit de nos populations surtout avec les bergers peulhs qui transforment les sites reboisés en pâturages des boeufs. »,a t’il lancé.
Et d’ajouter « Nous avons également besoin de former des chaînes actuellement. Ceci nécessite un financement. »
Notons que M. BAWA Alowignim veut produire au moins 500 mille plants chaque année via son Unité de Foresterie Appliquée (UPFA) basée à Sokodé. Pour parvenir à ce résultat, raconte-t-il à Vert-Togo, il compte sur sa stratégie, celle d’aider les togolais à mettre en valeur leur domaine par des reboisements.
Près de 400 plants de senna siamea mis en terre par 1000 élèves à Sokodé [2]
En effet, au Togo , comme dans d’autres pays ouest-africains, des institutions officielles se plaignent du manque d’intérêt de la population locale pour les reboisements collectifs. Pourtant, le reboisement des pays ouest africains est considéré, tant par les donateurs que par les bénéficiaires des aides au développement, comme une des tâches les plus urgentes de ce siècle.

