Tout arbre a la capacité d’absorber le CO2 et rejeter l’O2 dans l’atmosphère. Ce faisant il contribue à réduire la quantité de CO2 dans l’atmosphère, un gaz à effet de serre qui participe au réchauffement climatique. C’est ce qu’a affirmé Kpérkouma Wala, Professeur titulaire, Plantes, Ecosystèmes & Paysages à l’Université de Lomé.
Interrogé par Vert-Togo, le professeur affirme que toute plante qui fait la photosynthèse à cette capacité. Mais la capacité de séquestration du CO2 varie d’une espèce à l’autre et selon les conditions écologiques.
En effet, les forêts tropicales absorbent un chiffre étonnant de 4,8 milliards de tonnes de CO2 de l’atmosphère par an, y compris un puits de carbone en Afrique inconnu jusqu’à ce jour, qui séquestre 1,2 milliards de tonnes de CO2 de l’atmosphère par an.
Publié dans le journal Nature, une étude des forêts tropicales d’Afrique menée sur 40 ans, démontre que les arbres tropicaux ont séquestré des quantités importantes de carbone de l’atmosphère, 0,6 tonnes de carbone à l’hectare/an, et ce depuis quelques décennies.
Les formations végétales accumulent la biomasse ligneuse suivant sa composition floristique et sa structure. Par conséquent, les perturbations écologiques d’ordre anthropique impactent négativement sur la structure des formations ligneuses et sur leurs potentiels de séquestration du carbone
Raison pour laquelle, l’enseignant chercheur indique qu’il est indispensable de promouvoir la pratique agroforestière, les projets forestiers de reboisement pour maintenir les puits de carbone afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et produire des données pour faciliter l’accès du Togo au marché carbone.
Pour information, au Togo, les formations végétales connaissent elles aussi une dégradation poussée de leur composante ligneuse, qui constitue la source d’approvisionnement en bois-énergie, en bois de service et en bois d’œuvre pour les populations locales.

