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Processus du GIEC : Améliorer la participation des scientifiques des pays africains

La participation des scientifiques des pays africains dans le processus du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est une priorité pour Jean-Pascal van Ypersele. Le professeur, climatologue et vice-président compte améliorer ladite participation une fois élu au bureau du GIEC a-t-il confié la semaine dernière lors de sa visite à Lomé.

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Le candidat à la présidence du GIEC estime que l’inclusivité doit être une meilleure participation des experts scientifiques des pays en développement de manière à ce que le GIEC soit vraiment représentatif des problématiques environnementaux dans le monde entier et qu’on puisse vraiment soutenir les pays les plus vulnérables.

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« On est très loin d’avoir une représentativité adéquate à la diversité des pays qui sont autour de la table au GIEC. Il y a 150 pays autour de la table qui participent vraiment au plénière. Il y a très peu d’auteurs en pays de développement. Ceux qui sont là n’ont pas tous les moyens d’avoir une participation effective aux travaux du GIEC pour plusieurs raisons. », a lancé Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Aussi évoque-t-il « Une raison assez simple, c’est que dans beaucoup de pays africains l’accès aux informations scientifiques pour les auteurs est plus compliqué que dans la plupart des pays développés. Parce que les abonnements sont hors de prix, les budgets des universités dans les pays développés sont limités. Pour un chapitre du Giec, ils ne sont pas du tout sur le même pied d’égalité. Je voudrais vraiment améliorer cette situation, raison pour laquelle je recherche des fonds. »

Le candidat à la présidence du GIEC veut mettre son expérience de 40 ans de recherche et d’enseignement sur les sciences et le climat au profit de toute la communauté internationale.« Je veux que le GIEC soit la voix forte éloquente du climat pour convaincre les décideurs d’agir beaucoup plus au niveau du climat aussi bien du côté de l’atténuation qui est la priorité, mais également l’adaptation pour qu’un jour elle ne soit pas impossible. Et du financement de ses deux points qui sont très importants pour garder la terre habitable. », affirme-t-il.

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Quant à la question de l’absence des femmes à la table du GIEC, il répond qu’il faut améliorer la participation des femmes aux travaux du GIEC. « Les femmes constituent la moitié de la population et c’est encore très loin d’être la moitié des auteurs du GIEC. », précise-t-il. Il compte également sur la jeunesse pour mener à bien son ambition pour la présidence du GIEC.

« Il faut être sûr qu’on a assez de jeunes qui participent aux travaux du GIEC. Parce que les jeunes ont de nouvelles connaissances, ils ont du dynamisme qui est très important pour capter au service du GIEC. Et il y a parfois des auteurs qui ont participé à un certain nombre de cycle d’évaluation et qui devraient ne pas occuper trop de place par rapport à la place qui devrait être occupé par les jeunes. », conclu-t-il.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a été créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Sa mission consiste à analyser le changement climatique, ses conséquences, et les stratégies d’adaptations possibles à travers le monde.S’il se veut purement scientifique, le GIEC a aussi pour but de fournir des éléments objectifs aux gouvernements afin d’élaborer des politiques dans le domaine du climat.