Face à la dégradation des terres, à la perte de la biodiversité, à la mauvaise gestion des déchets, à la pollution, aux difficultés de production agricole et aux inégalités alimentaires, les médias sont appelés à jouer un rôle de premier plan. C’est dans cette perspective que le Centre d’Action pour le Développement Rural (CADR) organise ce mercredi 21 juillet une formation à l’intention des hommes des médias et des journalistes à Kpalimé (environ 120 km de Lomé).
À l’ouverture de cette rencontre, les organisateurs ont rappelé qu’aucune institution ne peut, à elle seule, relever les défis environnementaux et agricoles auxquels les sociétés sont confrontées. Les médias occupent ainsi une position stratégique dans cette dynamique.
Au-delà de leur rôle traditionnel de relais d’information, ils sont considérés comme de véritables acteurs du changement, capables d’influencer les comportements, de sensibiliser les communautés, de promouvoir les bonnes pratiques et d’interpeller les décideurs.
[1]« Une information utile a le pouvoir de contribuer à préserver les ressources naturelles et à améliorer durablement les conditions de vie des populations », a souligné Maxwell Yawovi KUMESSI, Directeur Exécutif du CADR dans son discours.
Cette formation s’inscrit dans le cadre d’un projet visant à renforcer la dynamique sociale, politique et environnementale au sein des communautés. Elle entend notamment contribuer à une meilleure implication des médias dans le traitement des questions liées à l’environnement et à l’agriculture.
Durant deux jours, les journalistes participants auront l’occasion d’échanger avec des experts, de partager leurs expériences, d’approfondir leurs connaissances et de découvrir de nouveaux outils de traitement de l’information, notamment les approches liées au journalisme de solutions.
Pour les organisateurs, l’ambition est de voir émerger des médias davantage engagés dans la couverture des enjeux environnementaux et agricoles, avec une attention particulière portée aux réalités vécues par les communautés rurales et les producteurs.
[2]« Cet effort ne doit pas être seulement un atelier de plus », ont insisté les organisateurs, qui souhaitent que cette initiative contribue à la création d’un réseau de journalistes spécialisés, capables de produire des contenus de qualité, proches des réalités des communautés et utiles aux producteurs comme aux citoyens.
La rencontre est également l’occasion de rappeler que le développement durable ne peut être pleinement atteint sans une communication responsable et des médias suffisamment outillés pour porter les préoccupations des populations.
L’objectif est ainsi de faire de l’information un véritable levier de transformation sociale, économique et environnementale.
Les organisateurs ont exprimé leur reconnaissance aux consultants et formateurs, aux personnes ressources, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, notamment l’Action Solidarité Tiers-Monde (ASTM) au Luxembourg, pour leur accompagnement. Les remerciements ont également été adressés à l’équipe du CADR pour son implication dans l’organisation de l’atelier.
[3]À l’endroit des journalistes participants, un appel a été lancé à saisir pleinement cette opportunité, à participer activement aux échanges, à partager leurs expériences et à faire de cette formation un point de départ vers une couverture médiatique plus régulière, plus approfondie et plus professionnelle des enjeux environnementaux et agricoles.
À travers cette initiative, le CADR entend ainsi contribuer à améliorer la qualité de l’information diffusée et à promouvoir un développement durable au bénéfice de toutes les populations.

