En fin de semaine dernière l’Etat togolais a bénéficié, au terme de la réunion du Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) d’un appui fnancier de 35.5 millions de Dollar soit 20 milliards CFA.
Un appui qui entre dans le cadre de l’exécution des Facilités élargies de Crédit (FEC) négocié avec l’Etat togolais.
Un inventaire des indicateurs macroéconomiques présentés par le Conseil indique que l’économie togolaise progressera sur les cinq prochaines années avec l’élaboration du Plan national de développement (PND)
Le gouvernement togolais pourra mettre en œuvre, grâce à ses fonds, à des politiques économiques en vue de renforcer la stabilité fiscale et financière du Togo tout en œuvrant également en faveur de la lutte contre la pauvreté à travers une croissance économique plus inclusive.
À en croire le FMI, les différentes politiques économiques conduites par le gouvernement ont été globalement convenables et entrent dans le cadre des accords entre les deux parties en dépit des tensions politiques enregistrées depuis plusieurs mois.
Cet appui financier de 35.5 millions de Dollar soit autour de 20 milliards de francs CFA,décaissé par le Fonds monétaire international porte le total de ses appuis fnanciers à l’Etat à plus de 60 milliards de francs CFA depuis fin 2016. La première subvention de l’institution financière internationale remonte au mois de mai 2017.
Le gouvernement en sollicitant l’appui du Fonds monétaire international compte réformer la gestion de ses finances en prônant davantage de transparence.
Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international en fin de semaine dernière a présenté un tableau qui retrace les principaux indicateurs macroéconomiques du Togo depuis 2015 et fait des projections de croissance sur les cinq années à venir. Ces indicateurs financiers virent au vert entre 2018 et 2023.
Le document montre une progression de l’économie togolaise de 2018 à 2021. De 4.7% cette année, le taux de croissance de l’économie togolaise devrait se situer à 5.4% en 2021, 2022 et 2023.
Le Conseil d’administration du FMI reste néanmoins optimiste quant à la volonté des pouvoirs publics de conduire les réformes qu’elle a recommandées.
Selon Mitsuhiro Furusawa, le directeur général adjoint du Fonds monétaire international et président du Conseil d’administration de l’institution, « le Togo, en dépit d’un environnement politico-économique tendu, a enregistré des performances satisfaisantes dans le cadre du programme des facilités élargies de crédit. Avec la baisse du taux d’imposition des entreprises, le climat des affaires s’est considérablement amélioré et la dette s’est améliorée dans le même temps ».
Pour ce dernier, en fort engagement du gouvernement à appliquer les réformes dans la gestion des fnances publiques pourra préserver la stabilité macroéconomique, améliorer la protection sociale tout en gardant la soutenabilité de l’Etat sur le long terme.
« Il s’avère important que la politique fscale réduise la dette publique et préserve une fscalité durable » a-t-il poursuivi en insistant sur le fait le gouvernement « doit poursuivre les fnances pour lutter contre la pauvreté, prévenir les éventuels arriérés de payement et contracter les dépenses publiques dans la mesure où la réduction de la dette est la clé de la stabilité macroéconomique». Dans son allocution, M. MitsuhiroFurusawa n’a pas occulté l’élaboration par le Togo, d’un Plan national pour le Développement ainsi que son admission au programme Compact du Millenium challenge Account qu’il qualife de « perfection louable ».
Les FEC visent à réduire signifcativement le déficit fiscal du Togo. Ce programme devrait permettre à l’Etat d’apurer sa dette intérieure et extérieure sur le long terme. Ces réformes passent par le renforcement de l’investissement dans les infrastructures, la promotion de l’investissement privé sans oublier le dénouement de la situation fnancière des banques publiques du Togo.
Kofi Meser

