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Les feux de végétation détruisent 20 ha de culture de manioc à Agou

Dans la préfecture d’Agou, à proximité de Kpalimé, un incendie incontrôlé a détruit en quelques heures une superficie de 20 hectares de manioc, privant les producteurs de leur principale source de revenu.

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« C’est une perte énorme pour nous. Nous comptions sur cette récolte pour nourrir nos familles et honorer nos engagements financiers », déplore un agriculteur impacté par le sinistre qui a voulu volontiers qu’on taise son nom.

Et pourtant pour lutter contre les feux de végétation, le cadre juridique togolais est clair et solide. Le capitaine AKPLA Yao Directeur Préfectoral du ministère de l’environnement et des ressources forestières dans la préfecture de zio  rappelle l’existence de plusieurs textes législatifs, notamment le Décret n°74-160 du 17 octobre 1974, instituant les feux précoces, la Loi n°2008-09 du 19 juin 2008 portant code forestier, en ses articles 64 et 124, ainsi que les articles 792 et 793 du nouveau Code pénal qui prévoient des sanctions contre les auteurs de feux incontrôlés.

Cependant, malgré ces dispositions, leur mise en œuvre reste un défi de taille. « Il est crucial que les populations soient sensibilisées pour éviter des conflits avec la loi et prévenir les désastres liés aux feux incontrôlés. », explique le capitaine AKPLA Yao.

Notons que le manioc, pilier de l’alimentation et de l’économie locale, joue un rôle crucial dans la sécurité alimentaire de la région. Avec cette destruction, les prix sur les marchés locaux risquent d’augmenter, aggravant les difficultés des consommateurs.

Outre les pertes économiques, ces incendies ont un impact dévastateur sur l’environnement. La destruction de la couverture végétale fragilise les sols, rendant leur réhabilitation coûteuse et laborieuse. La biodiversité est également menacée, les habitats naturels étant détruits. En termes de lutte contre le changement climatique, ces feux contribuent à l’émission de gaz à effet de serre, accentuant un cercle vicieux où les incendies eux-mêmes deviennent des facteurs du réchauffement climatique.

Les feux de végétation dans la préfecture d’Agou sont un rappel des défis liés à la gestion durable des ressources naturelles. Si les textes juridiques existent, leur application effective et l’éducation des populations restent essentielles pour éviter de nouveaux drames. La survie des agriculteurs et la préservation de l’environnement passent par des efforts concertés pour allier réglementation et alternatives durables.