Le Togo, comme de nombreux pays africains, est confronté à des défis croissants liés au changement climatique. Ces impacts, notamment les variations de précipitations, l’augmentation des sécheresses et les risques pour les secteurs économiques clés comme l’agriculture, menacent directement les moyens de subsistance des populations rurales et la sécurité alimentaire nationale.
Pour répondre à ces enjeux, le Programme multi-pays de préparation, financé par le Fonds vert pour le climat, a été mis en œuvre. Ce programme vise à renforcer les capacités de 23 pays africains, dont le Togo, en matière d’adaptation climatique.
Un dialogue national axé sur les politiques agricoles s’ouvre ce vendredi à Lomé pour identifier les lacunes dans les politiques existantes et aligner les stratégies de développement sur les réalités climatiques actuelles et futures.
Placé autour du thème « Accélérer le financement et la mise en œuvre des priorités bas carbone et résilientes aux changements climatiques dans l’agriculture et l’énergie pour l’agriculture », l’une des priorités de ce dialogue est d’intégrer les données climatiques les plus récentes dans les politiques agricoles.
Les projections climatiques, basées sur des scénarios avancés, fournissent des informations cruciales sur les impacts probables du changement climatique sur la production agricole et les économies rurales. Ces données serviront de base pour formuler des politiques agricoles résilientes et adaptées aux risques climatiques.
[1]À ce sujet, Younes Yaakoub, Senior Consultant chez EY, a souligné l’importance de cet atelier dans le cadre du programme. « Nous nous occupons principalement de la mise en œuvre du programme dans les 23 pays africains participants. L’objectif de cet atelier est de présenter les résultats de la modélisation climatique réalisée par le cabinet Sustainable Solutions for Africa. Ces résultats nous permettent d’éclairer les projections futures et les scénarios susceptibles d’impacter l’économie et le secteur agricole », a-t-il expliqué.
Aussi poursuit-il « une session de dialogue politique permettra d’échanger sur les recommandations pour rendre les politiques agricoles plus résilientes au Togo et dans les autres pays participants. »
[2]Pour Mme YAOU Mery, Directrice de l’environnement, il est vrai que les progrès dans la lutte contre le changement climatique ne sont pas toujours visibles pour tout le monde, mais des actions significatives sont en cours.
« La promotion des foyers améliorés, la création de forêts communautaires pour la séquestration des gaz à effet de serre et le reboisement dans le cadre de l’objectif national de planter un milliard d’arbres d’ici 2030 en sont quelques exemples concrets. Ces initiatives renforcent non seulement l’adaptation des communautés, mais elles contribuent également à l’atténuation des impacts climatiques. », a-t-elle déclaré.
Les discussions tourneront autour de l’importance d’intégrer des données climatiques actualisées dans les politiques agricoles. Les projections climatiques, basées sur des scénarios avancés, permettent de mieux comprendre les impacts probables du changement climatique sur les cultures et les moyens de subsistance des populations rurales. Ces informations servent de base pour formuler des stratégies adaptées, allant de la diversification des cultures à l’amélioration des infrastructures agricoles.
Par ailleurs, les efforts de collaboration internationale ont été mis en avant. Les initiatives telles que le projet WACA pour la protection des côtes contre l’érosion et l’élévation du niveau de la mer, ou encore la mise en place de centrales solaires photovoltaïques, illustrent l’engagement du Togo à atténuer les effets du changement climatique tout en renforçant la résilience des populations vulnérables.
En alignant ses politiques agricoles et économiques sur les réalités climatiques, le pays se prépare à construire un avenir résilient et durable. Le travail collectif entre acteurs nationaux et partenaires internationaux sera essentiel pour transformer ces engagements en actions concrètes au bénéfice des communautés les plus affectées.

