Le Togo, comme de nombreux autres pays, est confronté aux conséquences dévastatrices des changements climatiques. Dans ce contexte, le gouvernement togolais s’est engagé à intégrer progressivement la dimension climatique et environnementale dans le processus budgétaire, avec notamment la mise en œuvre de la budgétisation verte depuis l’exercice budgétaire 2023.
Cependant, les premières étapes de ce processus ont révélé des défis liés à la complexité des projets et à nécessiter le renforcement de la méthodologie de marquage et de cotation des dépenses sensibles au climat et à l’environnement.
L’objectif principal de la mission est d’analyser de manière critique la méthodologie de marquage actuelle afin de proposer des améliorations et d’assurer la stabilité du processus de budgétisation verte. Les travaux qui se dérouleront sous l’égide de M. Thomas ESPEILLAC, expert du FMI, spécialiste des questions écologiques dans les finances publiques avec l’appui et l’encadrement de Mme Amina BILLA BAMBARA, conseiller résident du FMI, permettront à la Direction générale du budget et des finances et à l’ensemble des acteurs budgétaires de revoir et s’assurer de la robustesse de la méthodologie de marquage.
« Nous avons effectué une première mission l’an dernier pour poser le cadre de la méthodologie et qui a permis d’aboutir sur la première cotation de l’impact environnemental des dépenses du Togo. Et cette année, on fait un deuxième travail qui vise à faire le bilan de cette première édition et surtout à améliorer, à trouver un peu les forces et les faiblesses des premiers résultats pour s’améliorer pour l’année prochaine. », a expliqué M. Thomas ESPEILLAC, Chef du bureau de la politique budgétaire (1BPB)
A la question de savoir quel est le potentiel du Togo en matière de finance climat ? M. Thomas répond « C’est vraiment d’abord de mesurer ce qui est fait déjà en matière climatique et effectivement de le faire avec une méthodologie qui est reconnue au niveau international, ce qui permettra le cas échéant de bénéficier de fonds qui répondent à ces objectifs. »
[1]En ouvrant les travaux , M. SOVI Koku, Chef Division à la Direction Générale du budget et des finances a relevé toute l’importance pour le Togo de rendre perfectible son budget vert avec l’appui du FMI : » Qu’il me soit donc permis, Mesdames, messieurs de vous souhaiter, la chaleureuse bienvenue à cet atelier dont l’objectif principal est de faire une analyse critique sur le marquage climat et environnement de la budgétisation verte au Togo en vue de proposer des améliorations et assurer la stabilisation de la méthodologie de marquage assortie du model de cotation. Depuis la mise en œuvre de la réforme budgétaire verte dans notre pays et aux regards des premiers résultats atteints, la prise en compte des changements climatiques et de l’environnement dans la gestion des finances publiques retient une attention particulière des hautes autorités du Togo ».
Aussi a t-il souligné le rôle pionnier du Togo dans l’élaboration du budget vert : » La réforme budgétaire amorcée par notre pays depuis l’année dernière suite à l’évaluation FEPA Climat et la mission d’assistance technique du FMI, ont contribué à l’élaboration du premier document budget vert, faisant du Togo un pionner dans la budgétisation verte dans la sous-région ouest africaine. Le Togo est déjà cité et reconnu comme un modèle et une référence dans la mise en œuvre de la réforme portant gestion des finances publiques vertes. Point besoin de rappeler que le Togo aussi a été le premier à réaliser l’évaluation PEFA Climat dans l’UEMOA. De même, le Togo a conçu dans sa démarche méthologique, un arbre de décision propre contextualisé afin d’effectuer le marquage budgétaire de neuf ministères pilotes dans le processus de budgétisation verte, d’élaborer sa première édition de document de budget vert, qui constitue une annexe du projet de loi de finances, exercice 2024″
Au cours de la mission, plusieurs tâches seront entreprises, telles que le renforcement des capacités des acteurs nationaux sur les méthodologies de marquage existantes, la réalisation d’exercices pratiques de marquage sur différents programmes et projets.
En fin de compte, l’objectif serait de garantir que les acteurs togolais soient bien équipés pour mettre en œuvre efficacement la nouvelle procédure de marquage, en cohérence avec le système d’information en place.
Cliquez ICI [2] pour vous joindre à notre communauté sur WhatsApp

