Dans un entretien accordé par nos confrères du magazine économies africaines [1] , le ministre en charge de l’environnement, le Prof David Oladokoun s’est prononcé sur la position du Togo vis-à-vis des résolutions prises par la Conférence de Paris sur le Climat en 2015, et selon l’acteur vert du gouvernement, le Togo a adhéré à l’esprit et à la lettre de l’Accord de Paris sur le climat.
« Nous nous sommes engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 11,14 % d’ici à 2030 afin de contribuer à la limitation de la hausse de la température en dessous de 2°. Nous avons ratifié l’Accord de Paris le 28 juin 2017, ce qui témoigne de notre volonté de participer à l’effort mondial de lutte contre les changements climatiques et de notre engagement à le faire. », a-t-il confié à nos confrères.
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Avant d’ajouter « Cet engagement s’est matérialisé, depuis 2015, dans le processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+). Après 5 ans de mise en oeuvre de ce projet avec le soutien de plusieurs partenaires techniques et financiers, notamment la Coopération allemande/GIZ et la Banque mondiale, des résultats ont été obtenus. Je rappelle la disponibilité d’une base de données sur les ressources forestières grâce au premier inventaire forestier national (IFN) induisant la mise à jour du taux de couverture forestière, estimé à 24,24 %. Les capacités techniques et opérationnelles des acteurs ont été renforcées, et une meilleure appropriation des techniques et outils de gestion durable des ressources forestières ont été enregistrées. Afin de tenir nos engagements en matière de réduction des émissions, nous avons adopté une stratégie nationale REDD+ qui vise, à l’horizon 2050, l’émergence d’une économie verte et sobre en carbone. »
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Il a également fait cas des grands chantiers du gouvernement en matière de gestion de l’environnement et des ressources naturelles dans la mise en œuvre du PND (2018-2022)
« L’objectif du PND 2018-2022 est d’assurer une coordination multisectorielle et une bonne gouvernance dans le secteur de l’environnement en vue de contribuer à l’économie nationale. Dans cette perspective, les grands chantiers demeurent : préservation, restauration et exploitation durable des écosystèmes, réduction de la dégradation du milieu naturel et protection des espèces menacées, réduction des émissions de gaz à effet de serre et renforcement de la résilience des personnes et des biens aux phénomènes climatiques extrêmes et à d’autres chocs et catastrophes, amélioration de la gestion rationnelle des déchets et des produits chimiques et prévention des risques biologiques, radiologiques et nucléaires, et enfin adoption des pratiques nécessaires au développement durable et à un style de vie en harmonie avec la nature. », a-t-il expliqué.
Quand à ce qui concerne les priorités du ministère de l’environnement d’ici 2020, il s’agira de se plancher sur le cadre stratégique d’investissement pour la gestion de l’environnement et des ressources naturelles.
En d’autres termes il va falloir toucher du doigt l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’environnement, la gestion durable des terres et des forêts, la lutte contre les changements climatiques et l’érosion côtière, ainsi que l’amélioration du cadre de vie, et enfin la promotion du développement durable.
Avec Magazines Economies Africaines

