Le Programme WACA lancé en Octobre 2016 à Lomé et qui vise à simplifier l’accès aux produits du savoir et à l’expertise technique et à promouvoir les engagements politiques et financiers pour soutenir une approche régionale coordonnée de la résilience côtière en Afrique de l’Ouest vient d’être lancé au Sénégal plus précisément à Dakar mardi au cours d’une rencontre organisée par le ministère de l’Environnement et du Développement durable de la République du Sénégal, et co-organisé par le Fonds mondial pour la réduction des catastrophes et le relèvement, le Fonds nordique de développement, l’Union économique et monétaire ouest-africaine et la Banque mondiale.
Organisé sur trois jours, l’événement comprend également une journée de connaissances pour partager les dernières innovations et expériences en matière de promotion de la résilience côtière, une visite de terrain dans les communautés locales à Dakar pour constater directement les impacts de la dégradation du littoral et les solutions mises en œuvre.
Elle sera précédée de deux jours de séances de travail technique.
Les zones côtières d’Afrique de l’Ouest abritent environ un tiers de la population de la région – et la population augmente de 4 % chaque année. Une très large proportion du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique de l’Ouest, soit environ 40 %, est générée par ses zones côtières. La côte abrite les grandes villes, les ports, les agro-industries, la pêche, l’exploration et la production off-shore du pétrole. La région regorge de ressources naturelles terrestres et maritimes qui fournissent des services écosystémiques vitaux.
[1]Ces ressources aident à stimuler la croissance économique, à stimuler la résilience face aux changements climatiques, et à assurer des moyens de subsistance à de nombreuses personnes pauvres.
Toutefois, le développement non durable de l’infrastructure, la gestion inadéquate des habitats et des ressources naturelles, et la pollution menacent la productivité des écosystèmes côtiers.
Les évènements liés au changement climatique tels que l’élévation du niveau de la mer et le réchauffement planétaire, l’affaissement du sol, les ondes de tempête et l’intensification des inondations contribuent à la vulnérabilité de la région. L’érosion des littoraux atteint à certains endroits 10 mètres par an et les pêcheries sont totalement surexploitées. Moins de 10 % des zones urbaines ont accès au service d’assainissement et, dans les 25 dernières années, 20 à 30 % des mangroves ont disparu du fait de la dégradation et de la destruction du littoral.
Le Programme de gestion du littoral ouest-africain aide les pays à accéder à une expertise et à des mécanismes de financement pour gérer durablement leurs littoraux. Il répond à la demande de solutions et de financement des pays, et contribue à préserver les actifs sociaux et économiques des zones côtières, et à lutter contre l’érosion côtière et les inondations.
Source: la Banque Mondiale

