Dans le cadre de la Quinzaine de l’environnement et du développement durable édition 2025 (QEDD 2025), la coordination du programme d’appui à la lutte contre le changement climatique, la protection et la biodiversité et l’agroécologie (PALCC+) a démarré ce lundi 16 juin 2025 à Lomé des échanges stratégiques sur les enjeux du climat, de la gestion durable des forêts et des aires protégées au Togo. Prévu pour se dérouler sur trois jours d’activités axées sur la gestion durable des forêts. L’Objectif est de renforcer le dialogue entre acteurs nationaux et mieux articuler les politiques locales avec les exigences internationales.
Pour Atsri Honam, coordonnateur national du Projet PALCC+, il est temps d’avancer ensemble, alors que les écosystèmes forestiers du Togo continuent de se dégrader sous la pression humaine et climatique, l’urgence d’une meilleure gouvernance forestière ne fait plus débat.
« Ces échanges que nous organisons s’inscrivent dans une volonté d’améliorer le dialogue entre tous les acteurs : société civile, techniciens des ministères de l’Environnement, de la Planification, de l’Agriculture. Le but est de parvenir à une compréhension partagée des concepts, des enjeux et des politiques déjà en cours. », explique-t-il.
Mieux comprendre les outils de la gestion forestière et des aires protégées
Les échanges organisés durant les trois jours permettront d’exposer les dispositions nationales existantes en matière de gestion des forêts et des aires protégées : cadre législatif, stratégies publiques, mécanismes de suivi et outils de financement.
« Nous aurons à discuter du cadre politique et juridique, mais aussi des financements que l’État met en place pour encourager la gestion durable des ressources forestières », précise M. Honam. « Ces rencontres permettent aussi de mettre en lumière l’appui des partenaires techniques et financiers. »
Quant aux mécanismes internationaux structurants, Atsri Honam cite en première ligne le Règlement européen sur la déforestation importée (EUDR). Ce texte impose que tout produit exporté notamment le café, le cacao, le bois, entre autres ne provienne pas d’une parcelle déforestée ou dégradée après le 30 décembre 2020.
« Cette réglementation peut impacter notre économie si elle est mal comprise », alerte Atsri Honam. « Mais elle peut aussi devenir une opportunité si nous adaptons nos pratiques. Des produits traçables, conformes aux exigences, valent plus cher et ouvrent les portes des marchés internationaux. »
Autres mécanismes abordés : le FLEGT (Application des réglementations forestières, gouvernance et commerce du bois), et surtout le REDD+. Le Togo a finalisé la phase de préparation de ce mécanisme onusien, mais n’a pas encore accédé aux paiements fondés sur la réduction effective de la déforestation.
« Nous devons évaluer où nous en sommes dans le processus REDD+ et quelles actions il reste à entreprendre pour atteindre le niveau des **paiements pour résultats », explique-t-il.
À l’issue de ces échanges, une feuille de route nationale sera élaborée. Elle intégrera les recommandations formulées par les participants pour renforcer l’efficacité des politiques publiques. Un mécanisme de suivi permettra de mesurer les progrès réalisés.

