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Le MERFPCCC harmonise les outils et méthodes d’intervention de ses services déconcentrés

Le Ministère de l’Environnement, des Ressources Forestières, de la Protection Côtière et du Changement Climatique (MERFPCCC) a organisé à Lomé, les 15 et 16 janvier 2026, un atelier d’harmonisation des outils et méthodes d’intervention de ses services déconcentrés. Cette rencontre stratégique vise à renforcer la gouvernance environnementale et l’efficacité de l’action publique sur l’ensemble du territoire national, avec l’appui de l’Union européenne à travers le programme PALCC+/INCLURE.

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Représentant  du ministre de l’Environnement, le Secrétaire général du ministère, Dimizou Aoufoh Koffi

Ouvrant les travaux en tant que Représentant  du ministre de l’Environnement, le Secrétaire général du ministère, Dimizou Aoufoh Koffi, a rappelé les enjeux majeurs qui justifient cette initiative. « Aujourd’hui plus que jamais, l’environnement fait face à de nombreux défis : l’érosion de la biodiversité, la disparition progressive de nos forêts, les feux de brousse, ainsi que les effets de plus en plus visibles des changements climatiques », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, le Togo est appelé à renforcer son action. « Nous sommes attendus, tant au niveau national qu’international, à une gestion plus efficace et plus responsable de nos écosystèmes », a-t-il insisté, soulignant le rôle déterminant des services déconcentrés, « acteurs de proximité, en contact direct avec les communautés et les ressources naturelles ».

Selon lui, cet atelier vise à partager la nouvelle vision du ministère, ses priorités et les outils nécessaires afin que « le travail attendu sur le terrain soit accompli avec efficacité et performance, au bénéfice des populations ».

Une dynamique nouvelle soutenue par l’Union européenne

Silvia Favret, Cheffe de Coopération de la délégation de l’Union Européenne au Togo, a salué la clarté de la vision portée par les autorités togolaises.

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Silvia Favret , Cheffe de Coopération de la délégation de l’Union Européenne au Togo

« Nous avons aujourd’hui une vision très claire des actions à mener en matière de protection de l’environnement sur l’ensemble du territoire national, tout en réaffirmant notre engagement aux côtés de nos pays partenaires pour relever ensemble ce défi majeur », a-t-elle affirmé.

Elle a souligné que l’année 2026 marque « une relance significative de l’action environnementale », portée notamment par les nouvelles nominations des directeurs régionaux, nationaux et transsectoraux. « Ces nominations traduisent une volonté claire d’insuffler une nouvelle dynamique et de renforcer l’action publique environnementale sur le terrain », a-t-elle ajouté.

Mme Favret a également insisté sur la nécessité d’une approche coordonnée et inclusive : « L’action environnementale doit désormais se construire dans une logique de synergie avec les autres secteurs et avec l’ensemble des acteurs, des partenaires internationaux jusqu’aux communautés locales ». Se réjouissant de l’esprit de cette démarche, elle a conclu : « Allons ensemble pour la protection de l’environnement est une véritable déclaration de programme ».

Gouvernance, reboisement et dialogue local : des priorités affirmées

Revenant sur les orientations du ministre, le Secrétaire général du MERFPCCC a mis l’accent sur la gouvernance des ressources naturelles. « Dans le contexte de la décentralisation, les responsabilités sont partagées entre l’État, les collectivités territoriales et les communautés. Il est donc indispensable de mettre en place un cadre de gouvernance clair, responsabilisant chaque acteur », a-t-il précisé.

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Les participants lors de la session d’harmonisation

La reconstitution du couvert forestier demeure également une priorité majeure, en lien avec le programme national de reboisement intensif et l’ambition du Président du Conseil d’atteindre un milliard d’arbres plantés à l’horizon 2030. « Cette dynamique doit être au cœur des missions des agents des services déconcentrés », a-t-il affirmé, tout en soulignant l’importance d’un dialogue permanent avec les autorités traditionnelles, les collectivités territoriales, la société civile et les partenaires techniques.

Un appui du PALCC+ pour une action plus efficace sur le terrain

Pour Atsri Honam, Coordonnateur du programme  PALCC+/INCLURE , l’atelier vise à traduire la vision politique en outils opérationnels. « Les travaux porteront sur les questions de déontologie et sur l’organisation de la collaboration entre directeurs régionaux, responsables préfectoraux et conservateurs des aires protégées », a-t-il expliqué.

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Atsri Honam, Coordonnateur du programme  PALCC+/INCLURE

Selon lui, il s’agira « d’examiner les mécanismes permettant d’établir des alliances efficaces et de travailler en harmonie avec les communautés locales ». Un accent particulier est mis sur les conservateurs des aires protégées, à travers des modules pratiques axés sur « la gestion opérationnelle, l’intégration dans le milieu d’intervention, la structuration des cadres de travail et le respect des règles et de la loi ». Un dernier module portera sur « la construction de réseaux, l’identification des priorités stratégiques et la définition d’indicateurs de performance ».

À travers cet atelier, organisé avec l’appui de l’Union européenne via le programme PALCC+/INCLURE, le MERFPCCC entend consolider les liens entre le niveau central et les services déconcentrés, afin de garantir une action environnementale plus cohérente, plus efficace et mieux adaptée aux réalités locales. Cette dynamique confirme l’engagement du Togo et de ses partenaires à faire de la protection de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques un pilier du développement durable et du bien-être des populations.