La Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) a annoncé le 25 décembre dernier, le basculement à 100% au gaz naturel de la centrale thermique Contour Global.
Cette nouvelle bien qu’étant satisfaisante pour certains fait également réfléchir beaucoup d’acteurs de l’environnement au Togo, car le gaz naturel, ou gaz fossile, est un mélange gazeux d’hydrocarbures naturellement présent dans certaines roches poreuses.
À en croire les explications données par Sena Alouka, le Directeur Exécutif de l’ONG JVE International, ce gaz est extrait par forage est utilisé comme combustible fossile ou par la carbochimie.
Par ailleurs, en 2016, c’est la troisième source d’énergie thermique la plus utilisée au monde avec 22,1 % de la consommation d’énergie primaire, après le pétrole (31,9 %) et le charbon (27,1 %). Sa part dans le mix énergétique progresse rapidement (16 % seulement en 1973), de même que sa production mondiale (+ 208 % en 44 ans, de 1973 à 2017 ; + 25,1 % de 2007 à 2017, dopée par l’exploitation des gaz non-conventionnels).
Selon l’Agence internationale de l’énergie, les émissions mondiales de CO2 dues au gaz naturel s’élevaient à 6 427 Mt (millions de tonnes) en 2015, soit + 62 % depuis 1990 ces émissions représentent 20,4 % des émissions dues à l’énergie en 2016, contre 44,1 % pour le charbon et 34,8 % pour le pétrole.
« Le secteur gazier engendre en outre des émissions de méthane (CH4), gaz dont le potentiel de réchauffement global est 25 fois plus élevé que celui du CO2. » Ajoute t-il.
Le Gaz naturel contient en outre d’importants risques industriels, économiques, climatiques et écologiques.
Notamment dans le domaine du public, les risques sont pas à négliger es principaux dangers directs pour le grand public sont l’explosion, l’incendie.
Les produits de combustion du méthane sont dangereux pour la santé (risque d’asphyxie en atmosphère confinée ou en cas de mauvaise combustion)
On note également une inflammation, par exemple, le méthane peut s’auto-enflammer en présence d’air, d’autres oxydants et d’une source de chaleur. Une décompression : la libération brutale de gaz comprimé à haute-pression peut s’accompagner d’un effet local de congélation et de projections violentes d’objets (éclats métalliques, terre, pierres…)
L’anoxie/asphyxie en milieu libre : ce gaz plus léger que l’air s’élève rapidement et se disperse sans créer de nappe gazeuse au sol ni dans l’air ; en milieu confiné, le gaz naturel est un gaz asphyxiant (par privation d’oxygène).
L’intoxication ; en cas de combustion incomplète en milieu confiné ou en milieu appauvri en oxygène (défaut d’air de combustion ou ventilation insuffisante), il y a production de monoxyde de carbone (toxique à de très faibles concentrations)
Il faut noter qu’avec ce basculement, la CEET pense optimiser encore un peu plus son mix énergétique et va permettre de réduire la dépendance du pays en importations d’énergie électrique.

