Le Dr Al Hamndou Dorsouma, responsable de la division Changement climatique et croissance verte de la Banque africaine de développement (BAD), souligne l’énorme défi financier auquel fait face l’Afrique pour atteindre ses objectifs climatiques. Lors du lancement du Rapport sur le développement durable en Afrique (ASDR) 2024 à New York aux Etats Unis, il a révélé que le continent a besoin de 118,2 à 145,5 milliards de dollars par an pour mettre en œuvre ses engagements climatiques.
« Le financement reste un défi pour l’Afrique. Il lui faudra entre 118,2 et 145,5 milliards de dollars par an pour mettre en œuvre les engagements du continent en matière d’action climatique et les contributions déterminées au niveau national », a expliqué le Dr Al Hamndou Dorsouma lors du lancement du Rapport sur le développement durable en Afrique (ASDR) 2024.
Cette déclaration a été faite en marge du Forum politique de haut niveau pour le développement durable des Nations Unies à New York, mettant en lumière l’ampleur des besoins financiers pour lutter contre les effets du changement climatique en Afrique.
Le Dr Dorsouma a insisté sur l’urgence de mobiliser des ressources adéquates pour soutenir les efforts climatiques du continent.
En effet, les pays africains sont parmi les plus vulnérables aux impacts du changement climatique, malgré leur faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les coûts associés à l’adaptation aux effets du changement climatique et à la transition vers une économie verte sont colossaux, dépassant souvent les capacités budgétaires des États africains.
Les engagements climatiques de l’Afrique, formulés à travers les contributions déterminées au niveau national (CDN), nécessitent des investissements massifs dans divers secteurs tels que l’énergie, l’agriculture, les infrastructures et la gestion des ressources naturelles. Cependant, les financements disponibles, tant internes qu’externes, sont loin de suffire. Les institutions financières internationales, les partenaires au développement et le secteur privé sont donc appelés à jouer un rôle crucial pour combler ce fossé financier.
L’événement de lancement du rapport ASDR 2024 a également été l’occasion pour les différentes parties prenantes de réitérer leur engagement en faveur du développement durable en Afrique.
Le rapport, élaboré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et la BAD, offre une analyse approfondie des progrès et des défis liés à la réalisation des objectifs de développement durable sur le continent. Il met en exergue la nécessité d’une action concertée et d’un soutien financier accru pour assurer un avenir résilient et durable pour l’Afrique.

