L’Office Togolais des Recettes (OTR) affirme son engagement en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) en plaçant la santé des femmes au centre de ses actions. L’institution a organisé ce jeudi 23 Octobre 2025 à son siège à Lomé une séance de sensibilisation sur l’autopalpation des seins et la prévention du cancer du col de l’utérus.
La séance a rassemblé le personnel de l’office et des représentants de l’association Medstudents Leaders Association, une organisation de jeunes professionnels de la santé qui œuvrent pour la promotion de la santé et du bien-être des populations.
Les intervenants, durant leur présentation, ont insisté sur l’importance du dépistage précoce et sur la pratique régulière de l’autopalpation, gestes simples pouvant sauver des vies.
[1]« Le cancer du sein, lorsqu’il est dépisté tôt, peut être guéri à 90 %. C’est pour cela qu’il faut mettre l’accent sur la prévention et le dépistage », explique Egno-halé SESSOU, Sage d’Etat et membre de Medstudents Leders Association.
Adopter un mode de vie sain et préserver l’environnement pour mieux se protéger
La prévention du cancer ne repose pas uniquement sur le dépistage, mais aussi sur un mode de vie sain et la qualité de l’environnement.
L’alimentation équilibrée et l’activité physique régulière sont essentielles pour réduire les risques.
« L’alimentation, c’est très important. Aujourd’hui, nous avons un mode de vie qui n’est pas du tout sain. Il faut manger équilibré, bouger, éviter de rester sur place. Tout ce qui relève du mode de vie sain intervient directement dans la prévention de la maladie », souligne Egno-halé SESSOU.
Mais au-delà du mode de vie, la pollution chimique représente un facteur de risque majeur, souvent sous-estimé.
« Les études ont montré que certaines substances chimiques peuvent constituer un facteur de risque pour le cancer, pas seulement le cancer du sein. Par exemple, dans certaines zones industrielles où les activités chimiques sont très présentes, on observe une incidence plus élevée de cas de cancer du sein. C’est pourquoi il est crucial de préserver l’environnement et d’éviter la pollution par ces produits chimiques qui peuvent nuire à la santé des populations », indique-t-elle.
Pour les participants, cette séance n’est pas qu’un simple moment d’information, mais un appel à l’action collective.
« Nous sommes tous concernés, hommes comme femmes, car le cancer ne fait pas de distinction. Chacun repart aujourd’hui mieux aguerri sur les questions du cancer du sein et du col de l’utérus. Nous avons été sensibilisés et devons désormais être des relais. Cette sensibilisation est un pas important, car il ne s’agit pas seulement de prévenir le cancer, mais de comprendre que la santé est une responsabilité partagée », témoigne Gisèle TAKASSI-KIKPA, Présidente de l’Association des Femmes (AF OTR)
À travers cette initiative, l’OTR démontre que sa responsabilité ne se limite pas à ses missions fiscales et douanières. En plaçant la santé des femmes au cœur de ses actions et en sensibilisant son personnel à la prévention du cancer, l’institution inscrit sa démarche dans une dynamique citoyenne, où chaque collaborateur devient un acteur de sa propre santé et un relais d’information au sein de la communauté.

