Entre 2020 et 2024, le Togo a été durement éprouvé par une série de catastrophes climatiques, notamment des inondations, des vents violents, des pluies intenses et des incendies. Ces phénomènes ont causé d’importantes pertes humaines et matérielles, mettant en évidence l’urgence de mobiliser des financements supplémentaires pour réparer les dégâts, reconstruire les infrastructures et renforcer la capacité du pays à faire face aux crises climatiques.
C’est dans ce contexte qu’un atelier technique a démarré ce mardi 21 avril 2026 à Lomé. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation du projet de reconstruction et de soutien aux communautés post-catastrophes climatiques au Togo (PRECO-Togo). L’objectif est clair : élaborer une proposition solide afin d’obtenir des financements auprès du Fonds pour les Pertes et Préjudices, un mécanisme mis en place lors des grandes conférences internationales sur le climat pour soutenir les pays les plus vulnérables.
Des acteurs clés réunis à Lomé
Pendant quatre jours, l’atelier rassemble un large éventail d’acteurs : ministères sectoriels, agences nationales, collectivités locales, organisations de la société civile, secteur privé et partenaires internationaux. Ensemble, ils travaillent à identifier les zones prioritaires, définir les actions à mener et estimer le budget nécessaire à la mise en œuvre du projet.
À l’issue des travaux, une stratégie de reconstruction durable sera élaborée. Une feuille de route claire permettra de soumettre officiellement la demande de financement au Fonds, avec l’appui de la Banque Ouest Africaine de Développement et le soutien des autorités nationales.
Le projet PRECO-Togo représente une opportunité majeure pour le pays. Il ouvre la voie à l’accès à des financements internationaux essentiels pour réduire la vulnérabilité face aux aléas climatiques. Au-delà de la simple reconstruction des infrastructures, il ambitionne de renforcer les systèmes d’alerte, d’améliorer la coordination institutionnelle et de soutenir directement les communautés sinistrées.
À l’ouverture de l’atelier, au nom du ministre de l’environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique, le directeur de cabinet a souligné l’importance de cette initiative : « Le Fonds pour les Pertes et Préjudices est une opportunité stratégique pour les pays vulnérables. Il doit aider à réparer les dégâts, reconstruire durablement et renforcer la résilience des communautés. »
Une vision tournée vers l’avenir
En somme, PRECO-Togo ne se limite pas à une réponse ponctuelle aux catastrophes climatiques. Il incarne une vision d’avenir où chaque action de reconstruction contribue à bâtir une résilience durable. En transformant les épreuves en opportunités, le Togo affirme sa volonté de protéger ses populations et de s’inscrire pleinement dans la dynamique mondiale de lutte contre les dérèglements climatiques.

