Dans sa stratégie régionale pour le secteur agricole et agroalimentaire, la Commission de la CEDEAO reconnaît l’importance d’impliquer les jeunes dans des activités liées à la recherche de solution aux défis du changement climatique et de la nutrition.
S’inscrivant dans une large vision du développement durable du secteur agricole, une formation de cinq jours est ouverte depuis lundi à Kara, par l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), à l’endroit des jeunes autour de la thématique, sélection variétale de semences résistantes au changement climatique.
[1]Elle vise concrètement à outiller les bénéficiaires des compétences pratiques sur les méthodes d’amélioration des plantes, la sélection variétale, l’utilisation des biotechnologies en amélioration variétale, et bien d’autres aspects indispensables à cette pratique.
« Les jeunes, précisons-le, possèdent un potentiel énorme, une volonté d’innover et une ouverture d’esprit qui peuvent faire la différence. C’est pourquoi il est essentiel de leur fournir les outils nécessaires pour qu’ils puissent développer leur expertise et contribuer activement à la transition vers une agriculture plus résiliente et durable », fait noter AWADE Mazama Esso, conseiller municipal à la commune Kozah 1.
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Dans son mot de cadrage, le directeur scientifique de l’ITRA, en même temps le formateur principal, n’a pas manqué de remercier la CEDEAO pour la confiance placée en l’ITRA et surtout pour les orientations politiques, techniques et stratégique qu’elle a toujours su inculquer au niveau des pays membres pour les appuyer et les accompagner dans leur processus de développement agricole.
L’étape de Kara est le début d’une série de trois formations. Les deux autres thématiques portent sur l’agroforesterie et la fabrication de composts ou de biofertilisants d’une part et la technique de rédaction des plans d’affaires d’autre part.
Elle cible essentiellement plus d’une centaine de jeunes d’âge compris entre 18 et 35 ans dont 30% de femmes avec pour objectif de promouvoir le maintien et insertion socio-professionnelle dans le secteur agro-sylvo-pastoral, halieutique et les chaînes de valeur agroalimentaires.

