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COVID-19 : L’ONU invite les médias et les journalistes à faire preuve d’éthique et de responsabilité

L’ONU demande aux médias en général de déclarer « de manière proactive et professionnelle » les cas de propos haineux, de désinformation, et de discrimination liés à COVID-19, qu’ils soient le fait d’acteurs étatiques ou non étatiques.

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Elle leur propose aussi d’instituer des systèmes d’autorégulation, de type ombudsman ou médiateur de presse, afin de garantir que le droit de correction ou de réponse est appliqué aux articles ou reportages jugés discriminatoires dans le contexte pandémique.

Pour la couverture de cette crise, l’ONU appelle également les médias et leurs journalistes à adhérer aux « normes éthiques et professionnelles les plus élevées », afin de rapporter les faits avec précision et sans parti pris, en vérifiant les informations et en évitant les stéréotypes, sans se référer inutilement à des critères tels que la race, l’ethnicité, la nationalité ou la religion.

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Dans cet esprit, la Fédération internationale des journalistes (FIJ), première organisation mondiale de la profession, a exhorté, début mars, ses quelque 600 000 membres répartis dans 146 pays à faire preuve de responsabilité dans cette couverture. Selon elle, « le rôle des médias est de fournir aux citoyens des informations vérifiées, exactes et factuelles et d’éviter les informations sensationnalistes susceptibles de provoquer une panique et une peur généralisées ».

Pour la FIJ, il est particulièrement crucial, dans ce contexte, de respecter la Charte mondiale d’éthique des journalistes, dont les principes constituent « le meilleur antidote contre la mésinformation, les fausses nouvelles et les théories du complot qui circulent sur les réseaux sociaux ».

La société civile encouragée à promouvoir l’inclusion et la solidarité

Dans ses orientations, l’ONU considère essentiel que les personnalités influentes de la société, notamment les chefs religieux, les dirigeants de syndicats et d’organisations non gouvernementales (ONG), les responsables de la jeunesse et les influenceurs, dénoncent activement la haine et expriment leur solidarité avec ceux qui en sont la cible.

Devant la montée, dans de nombreux pays, de l’ethno-nationalisme, de la stigmatisation et des discours de haine ciblant les groupes vulnérables, M. Guterres a lui-même demandé aux responsables religieux et aux organisations confessionnelles de « dénoncer activement les messages inexacts et nuisibles » et d’encourager toutes les communautés « à promouvoir la non-violence et à rejeter la xénophobie, le racisme et toutes les formes d’intolérance ».

Conformément aux normes internationales en matière de droits humains, la société civile devrait collaborer avec les parties prenantes concernées – y compris les gouvernements, les Nations Unies, les organisations régionales, les médias sociaux, les journalistes, les universitaires et les experts – au suivi de l’impact de ces fléaux en lien avec la pandémie. Son rôle est aussi de développer des réponses impliquant les communautés les plus touchées, par exemple en menant des campagnes d’information sur les réseaux sociaux, estime l’ONU.