Limiter rapidement et efficacement le changement climatique et ses effets demande une implication et des actions de chacun. Au rang de ces acteurs figurent les maires. Ces derniers ont d’ailleurs un rôle déterminant à jouer face aux défis environnementaux auxquels sont confrontées leurs communes.
Le maire de la commune Golfe 1, Koamy Gbloèkpo Gomado est conscient de cette responsabilité qui leur incombe en tant qu’élus locaux. C’est ainsi qu’il prend une part active aux travaux de la 27e Conférence des Parties sur les Changements Climatiques qui se déroulent actuellement à Sharm El Sheikh.
Entre deux sessions, Vert-Togo a discuté à bâtons rompus avec le maire sur les motivations de sa participation et ses attentes.
« Notre participation à la messe mondiale sur le climat est fondamentale dans la mesure où c’est pour nous un créneau pour partager nos expériences en tant que maire tout en apprenant des autres collègues maires qui ont fait également le déplacement.
C’est d’ailleurs le lieu de voir avec nos collègues maires, l’adhésion de leurs collectivités locales à l’adaptation au changement climatique. Déjà, nous avons eu à discuter avec nos collègues du Tchad et du Sénégal pour apprendre de leurs expériences. », nous a-t-il confié d’entrée.
Outre le réseautage, a-t-il poursuivi, « Nous avons également eu à participer à une discussion de la CEDEAO par rapport au fonds vert. Le constat est qu’il y a de nombreux défis à relever. Que ce soit au niveau des capacités techniques pour réaliser les plans climat de nos communes ou encore au niveau de l’élaboration des dossiers pour avoir accès à ces fonds sur le climat. Les fonds sont disponibles, c’est à nous de nous structurer. »
À la question de savoir ce qui doit être espéré de cette COP pour les communes du Togo, il répond « Nos communes doivent être aux côtés du gouvernement pour bénéficier des différentes décisions qui seront issues de cette conférence. Car seuls, nous ne pouvons pas faire grand-chose. L’Etat dispose des techniciens assez dynamiques pour nous aider dans cette rude tâche. »
Selon le constat du maire du Golfe 1, au niveau des communes, il n’est pas question d’une lâcheté quant à ce qui concerne les problèmes liés aux changements climatiques. Mais souvent, la diversité des priorités au niveau de ces communes agit énormément sur la réaction qu’elles doivent avoir face à l’urgence climatique. Ainsi a-t-il lancé un appel aux maires du Togo à mener des projets transversaux afin de réduire les risques climatiques.
Par Hector NAMMANGUE depuis Sharm El Scheikh (Egypte)

