Depuis le 17 août 2026, Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, accueille la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Au sein de la délégation officielle du Togo, plusieurs organisations de la société civile, dont les ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) et Association Vie Précieuse (AVIP Togo), participent aux travaux et portent les préoccupations de la jeunesse et des communautés face à la désertification, à la dégradation des terres et à la sécheresse.
Pendant deux semaines, représentants des États, experts, organisations de la société civile et acteurs de la jeunesse examinent les réponses à apporter à ces défis, particulièrement préoccupants pour les pays africains.
JVE et AVIP Togo portent la voix de la société civile
La participation de JVE et d’AVIP Togo illustre l’engagement de la société civile togolaise dans les discussions internationales sur la gestion durable des terres et la lutte contre la sécheresse.
JVE suit notamment les négociations afin de porter les priorités de la jeunesse togolaise et africaine, avec un accent sur la restauration des sols, la résilience des communautés et la mobilisation des ressources.
De son côté, la participation d’AVIP Togo permet également de faire remonter les préoccupations des communautés et de contribuer aux échanges autour des solutions de restauration des terres et d’adaptation face aux effets de la sécheresse.
Former une nouvelle génération de négociateurs
Dans le cadre de sa participation, JVE prend part à la Youth Negotiators Academy, une initiative destinée à renforcer les capacités des jeunes délégués en matière de négociation diplomatique et stratégique.
00Cette formation vise à leur permettre de mieux comprendre les mécanismes des négociations multilatérales, de renforcer leurs capacités de plaidoyer et de participer plus efficacement aux discussions internationales.
Cette implication traduit la volonté de donner aux jeunes une place plus importante dans les processus de décision qui concernent directement leur avenir.
L’Afrique plaide pour davantage de financements
JVE soutient également les revendications portées par le Groupe africain, notamment pour la mise en place d’un cadre international plus solide contre la sécheresse et une mobilisation accrue des ressources financières en faveur des pays vulnérables.
La question du financement figure notamment parmi les enjeux liés au budget 2027-2028 de la Convention. Pour les acteurs africains, les ambitions en matière de restauration des terres et de résilience des communautés nécessitent des moyens financiers à la hauteur des défis.
Des enjeux qui touchent directement le Togo
La désertification, la dégradation des terres et les épisodes de sécheresse ont des conséquences directes sur l’agriculture, les ressources en eau et les moyens de subsistance des populations rurales. La restauration des terres constitue donc un levier important pour améliorer la productivité agricole, préserver les ressources naturelles et renforcer la résilience des communautés.
À travers la présence de JVE et d’AVIP Togo, le Togo entend ainsi contribuer aux discussions internationales tout en faisant entendre les réalités vécues par les communautés locales.
À Oulan-Bator, la jeunesse et la société civile togolaises ne veulent plus seulement observer les négociations. Elles entendent participer aux décisions, défendre les intérêts des communautés et contribuer à faire émerger des solutions concrètes face à la sécheresse et à la dégradation des terres.

